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Éducation nationale : Des instructions fermes pour la rentrée

Le ministre de l’Éducation nationale a instruit les responsables du secteur de mobiliser tous les moyens disponibles pour garantir une rentrée scolaire « réussie et stable ».

Fini le temps des recommandations qui dorment dans les tiroirs. Le ministre de l’Education nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, a donné le ton dimanche soir en ordonnant que les travaux des ateliers spécialisés se poursuivent au-delà de la clôture officielle de la conférence nationale de préparation de la rentrée scolaire 2026-2027, avec un objectif précis, transformer les conclusions en programmes d’action et en textes réglementaires directement applicables. À l’occasion de la séance de clôture de cette conférence nationale, le premier responsable du secteur a présidé les débats consacrés aux rapports des neuf ateliers thématiques organisés en amont. Devant les cadres réunis, il a livré des orientations précises sur la manière de concrétiser les recommandations issues de ces travaux, alors que le compte à rebours vers la rentrée de septembre s’accélère.

Pour le ministre, cette conférence ne relève pas d’un simple exercice protocolaire. Elle traduit, selon ses propres termes, « une nouvelle approche dans la gestion du secteur, fondée sur l’association des cadres de terrain à la prise de décision ». Il a d’ailleurs tenu à préciser que la finalité des ateliers « ne se limite pas à identifier les préoccupations, mais vise également à proposer des solutions pratiques et des projets prêts à être concrétisés ».

C’est dans cette logique que s’inscrit la principale instruction donnée par Mohammed Seghir Sadaoui, celle relative à la poursuite, après la séance publique, des travaux des ateliers spécialisés, afin de parachever l’élaboration des projets d’amendement des textes réglementaires proposés, de définir les mécanismes de mise en œuvre concrets et d’enrichir les propositions nécessitant une étude plus approfondie. Une feuille de route qui doit déboucher sur des programmes exécutables, censés renforcer la contribution des cadres du secteur au développement du système éducatif national.

Au chapitre des priorités immédiates, le ministre a fixé le cap. Il s’agit de mobiliser tous les moyens disponibles pour garantir une rentrée scolaire « réussie et stable ». Cela passera, a-t-il insisté, par un renforcement de la coordination entre les directions de l’éducation et les autorités locales, par un suivi de terrain continu de l’état de préparation des établissements scolaires, ainsi que par une prise en charge rigoureuse des volets organisationnel et des services.

Sadaoui a également mis l’accent sur un chantier de fond, celui de l’ancrage d’une véritable culture de planification et d’anticipation dans la gestion du secteur, en particulier pour ce qui concerne la réalisation des infrastructures éducatives, appelées à accompagner la hausse continue des effectifs scolarisés à travers le pays. Il a, dans la foulée, appelé à consolider les principes de transparence et d’efficacité dans la gestion des ressources humaines et financières, tout en exigeant que les dossiers prioritaires soient traités sans délai, à commencer par ceux relatifs aux logements de fonction, dans le strict respect des dispositions légales en vigueur.

Des priorités fixées

La question de la protection de l’établissement scolaire et du renforcement de son statut a occupé une place centrale dans son intervention. Le ministre a rappelé qu’il s’agit d’une « priorité pour le secteur », insistant sur la nécessité d’offrir aux élèves comme aux personnels un environnement sécurisé et propice à l’apprentissage, loin des tensions et des perturbations qui ont pu, par le passé, affecter le climat scolaire.

Sur le volet numérique, Mohammed Seghir Sadaoui a été catégorique. La numérisation constitue désormais « un choix stratégique irréversible » pour le secteur de l’Education. Il a appelé à parachever la numérisation des différents domaines de gestion, à mettre à jour les bases de données existantes et à garantir leur intégration pleine et entière au système numérique national, une orientation qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation engagée à l’échelle de l’administration publique. Enfin, le ministre a réaffirmé la volonté de son département de poursuivre la consolidation du dialogue social, dans le strict cadre de la législation en vigueur, tout en annonçant un contrôle renforcé du rendement des gestionnaires financiers au niveau des commissions des œuvres sociales, un signal de fermeté adressé à l’ensemble de l’appareil de gestion du secteur à quelques semaines de la rentrée.

Lyna Larbi

admin

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