À la UneActualité

Le Président Tebboune répond fermement à la polémique alimentée par l’extrême droite sur les visas : « L’Algérie n’a jamais demandé de quota »

Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée lundi soir, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis un terme à la polémique sur les visas en affirmant, à l’adresse « des Algériens avant nos amis français », qu’il « n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas, ou parlé de visas ».

Trois phrases, prononcées sans détour, pour clore un débat qui n’existait que dans l’imagination de ses interlocuteurs français. Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée lundi soir, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis un terme à la polémique sur les visas en affirmant, à l’adresse « des Algériens avant nos amis français », que le chef de l’Etat algérien « n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas, ou parlé de visas ». Il a ajouté n’avoir « jamais demandé d’excuses ou d’indemnisations » dans le dossier mémoriel, avant de résumer sa position en une formule appelée à faire date. « L’Algérie ne fera jamais la manche. »

Cette mise au point intervient alors que la question des visas s’était invitée dans le débat en France après des propos de l’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, évoquant un possible retour au niveau de délivrance d’avant-crise, soit 250.000 visas par an. Des déclarations qui ont de nouveau alimenté l’obsession algérienne de la droite et à l’extrême droite françaises, jusqu’à contraindre l’Elysée et le Quai d’Orsay à préciser qu’aucun objectif chiffré n’était fixé en la matière. C’est dans ce contexte que le président Tebboune a tenu à clarifier, sans ambiguïté, que la revendication n’a jamais été formulée du côté algérien, et que la question n’existe  que dans l’imaginaire de l’Hexagone.

Lutte contre les f eux de forêt : des images « que vous ne verrez qu’en Algérie »

Revenant sur le drame de l’incendie survenu à l’établissement de l’enfance assistée de Mohammadia, à Alger, le président de la République a annoncé avoir instruit les services de sécurité à cet effet. « J’ai ordonné aux services de sécurité une enquête très approfondie, à partir du planton jusqu’au plus haut responsable » de cet établissement, a-t-il déclaré, affirmant vouloir faire toute la lumière sur cette tragédie qui a profondément marqué l’opinion. Le chef de l’Etat a par ailleurs salué la mobilisation des différents intervenants face aux incendies ayant touché plusieurs wilayas ces dernières semaines, citant en exemple la scène des agents de la Protection civile rafraîchissant leurs collègues de Sonelgaz, occupés à rétablir le courant à proximité d’un foyer encore actif. « Ce sont des images que vous ne verrez qu’en Algérie », a-t-il soutenu, promettant que « des mesures seront prises pour encourager les agents du terrain ».

Sur le volet sécuritaire, le président Tebboune a réaffirmé que l’Etat poursuivra une « guerre féroce » contre les bandes de quartier, assurant qu’elles finiront par être « vaincues ». Il a tenu, dans la foulée, à rassurer les familles algériennes quant à « la sécurité de leurs fils et de leurs filles », un message adressé directement à l’opinion publique sur un sujet particulièrement sensible.

Tunisie : une ligne rouge face au terrorisme

Le chef de l’Etat a également évoqué la situation régionale, mettant en garde contre toute tentative de déstabilisation de la Tunisie voisine par le biais du terrorisme. L’Algérie, a-t-il averti, ne laissera personne « apporter le terrorisme en Tunisie, ou menacer la Tunisie avec le terrorisme », plaçant la sécurité du pays frère au rang des priorités stratégiques d’Alger.

Salaires : une nouvelle hausse annoncée

Sur le registre social, le président de la République a enchaîné sur l’annonce de nouvelles hausses à venir. « On va revaloriser encore le SMIG, les salaires aussi », a-t-il déclaré, confirmant qu’une prochaine réévaluation du salaire national minimum garanti ainsi que des pensions de retraite est en préparation. Le chef de l’Etat a ainsi replacé cette annonce dans la continuité de l’engagement qu’il avait déjà pris lors d’une précédente sortie devant la presse nationale, celui de porter la revalorisation cumulée des salaires à 100% d’ici la fin 2027.

Salim Amokrane

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *