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Lutte contre la corruption : Le ministère du Travail lance la plateforme numérique « Tabligh »

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a mis en ligne, dimanche, une nouvelle plateforme numérique baptisée « Tabligh », dédiée au signalement des cas de corruption potentiels, dans le cadre de la Stratégie nationale de transparence et de prévention et de lutte contre la corruption, selon un communiqué du ministère.

Ce dernier précise que la plateforme, accessible via le site officiel du département à l’adresse « tabligh.mtess.gov.dz », vise à « prévenir les différentes formes, manifestations et méthodes de corruption » que peut rencontrer l’usager dans ses démarches avec l’administration centrale, les services déconcentrés et les établissements sous tutelle.

Le communiqué souligne que l’outil, conçu de façon simple et accompagné d’un guide d’utilisation, permet de signaler les cas de corruption suspectés « de manière instantanée, rapide et sécurisée », tout en garantissant la protection des données personnelles des lanceurs d’alerte.

Cette initiative sectorielle s’inscrit dans une dynamique plus large portée par la Haute Autorité de transparence et de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), installée en application de la révision constitutionnelle et chargée depuis 2023 de piloter la Stratégie nationale en la matière. Ces derniers mois, l’institution a multiplié les conventions de coopération avec les départements ministériels et organismes publics pour généraliser ce type d’outils. Une convention a ainsi été signée avec le ministère de l’Éducation nationale pour renforcer la transparence dans le système scolaire, tandis que le ministère de la Solidarité nationale a lancé sa propre plateforme de signalement, présentée comme un instrument de protection des catégories vulnérables et de mise en œuvre des objectifs de la stratégie nationale. La Haute Autorité a également noué un partenariat avec la police judiciaire de la Gendarmerie nationale afin de rapprocher les organes chargés de l’application de la loi des institutions de l’État.

Au-delà du volet institutionnel, la HATPLC affiche la volonté d’associer la société civile à cet effort de moralisation de la vie publique. La stratégie nationale prévoit explicitement le renforcement de la démocratie participative et du contrôle citoyen sur la gestion des affaires publiques, ainsi que le développement des capacités des associations en matière de prévention de la corruption.

Ces multiples conventions traduisent une méthode assumée par la Haute Autorité, elle d’essaimer, secteur par secteur, des dispositifs de signalement sécurisés, tout en s’appuyant sur les administrations, les corps de contrôle et le tissu associatif pour ancrer durablement les principes d’intégrité et de reddition des comptes dans le fonctionnement de l’État.

Malik Meziane

admin

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