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Alors que éliminatoires de la CAN 2027 approchent : La succession de Petkovic toujours pas tranchée

À moins d’un mois du coup d’envoi des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, la Fédération algérienne de football n’a toujours pas tranché le dossier du banc des Verts, tout en travaillant en parallèle sur un troisième match amical à glisser dans le calendrier de septembre.

L’instance présidée par Walid Sadi multiplie les fronts à quelques semaines d’une échéance capitale. D’un côté, elle tente de boucler le programme de la sélection nationale en y ajoutant une rencontre amicale supplémentaire. De l’autre, elle cherche toujours l’homme capable de succéder à Vladimir Petkovic sur le banc des Verts, avec une deadline sans cesse repoussée.

Le programme des Fennecs pour la trêve internationale de septembre commence à se dessiner sans être totalement figé. Deux rendez vous sont déjà arrêtés dans le cadre du groupe I des qualifications continentales. L’Algérie recevra d’abord la Zambie avant de se déplacer au Burundi, les deux joutes s’inscrivant dans la fenêtre FIFA courant du 21 septembre au 6 octobre. C’est le troisième rendez vous qui occupe désormais les responsables fédéraux. Une nouvelle règle de la FIFA autorise en effet l’organisation d’une rencontre supplémentaire durant cette période, une possibilité que la FAF entend visiblement exploiter pour prolonger le rassemblement des joueurs et offrir davantage de temps d’observation au staff en place.

Selon des informations relayées par le média spécialisé Winwin, plusieurs pistes sont étudiées pour cet adversaire de complément. Le Mali et le Niger reviennent avec insistance dans les discussions, tandis que le Tchad figurerait également parmi les options envisagées. Des contacts auraient déjà été noués avec les fédérations concernées afin de régler les aspects logistiques d’une affiche qui, sauf changement de dernière minute, se jouerait sur le sol algérien début octobre, une fois la sélection revenue du Burundi.

Yahia à la manœuvre en attendant de trancher

Le véritable feuilleton de cette rentrée reste toutefois celui du successeur de Vladimir Petkovic. Faute d’accord trouvé avec un technicien étranger avant la reprise des qualifications, la FAF envisagerait sérieusement une solution de repli entièrement algérienne pour lancer la campagne face à la Zambie et au Burundi. Toujours selon les mêmes sources, c’est Antar Yahia qui assurerait dans les faits la direction technique du groupe. L’ancien capitaine des Verts aurait déjà commencé son travail de préparation, avec une présélection élargie tournant autour d’une cinquantaine de noms soumis à son analyse.

Un obstacle administratif complique néanmoins ce scénario. Yahia ne dispose pas encore de la licence UEFA Pro requise pour figurer officiellement comme sélectionneur principal sur une feuille de match. C’est là qu’interviendrait Ibrahim Hamdani, actuel patron du banc des U21 et détenteur du diplôme nécessaire, qui pourrait être désigné à titre formel comme entraîneur numéro un le temps de ces deux échéances. Dans les faits, la direction sportive du groupe reviendrait bel et bien à Yahia, Hamdani endossant surtout un rôle de couverture réglementaire.

Ce plan B version maison prend d’autant plus de consistance que la FAF aurait décalé sa propre limite pour statuer sur le prochain sélectionneur. La date initialement fixée au 25 août est désormais dépassée, et l’instance se laisserait jusqu’au 15 septembre pour arrêter son choix, soit à peine quelques jours avant le début du rassemblement pour la double confrontation face aux Zambiens et aux Burundais.

Dans ce laps de temps très resserré, un nom continue pourtant d’agiter les discussions autour du futur staff technique national. L’Espagnol Roberto Martinez, libre depuis son départ du banc portugais au lendemain du Mondial 2026, serait séduit par le profil de la sélection algérienne et par les ambitions affichées pour la CAN et au delà. D’après les informations disponibles, le technicien ibérique se montrerait disposé à revoir ses exigences financières pour se rapprocher de l’enveloppe fixée par la Fédération, évaluée à environ 160 000 euros mensuels, et n’exclurait pas de composer avec un adjoint algérien à ses côtés. L’Uruguayen Gustavo Poyet resterait lui aussi suivi de près par les dirigeants du football national.

Après les pistes Bento et Félix Sánchez, entre autres noms évoqués ces dernières semaines sans suite concrète, la FAF se retrouve donc à quelques jours d’une échéance majeure sans certitude sur l’identité de celui qui dirigera officiellement les Verts. Faute de fumée blanche rapide, c’est un attelage provisoire, entre l’expérience de terrain d’Antar Yahia et la couverture administrative d’Ibrahim Hamdani, qui pourrait bien être chargé de lancer la marche algérienne vers la CAN 2027.

Moncef D.

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