Pétrole : L’Algérie et six pays de l’Opep+ gardent le cap sur la stabilité du marché
Alger a confirmé dimanche, aux côtés de six autres pays producteurs, le maintien inchangé du niveau de production pétrolière pour le mois d’octobre, une décision prise en pleine tension sur les marchés mondiaux secoués par l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz. La rencontre s’est déroulée par visioconférence et a réuni le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab, en compagnie de ses homologues d’Arabie saoudite, d’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, d’Oman et de Russie. Ces sept pays disposent d’une marge d’ajustement volontaire de leur production, un mécanisme mis en place depuis les décisions d’avril et de novembre 2023 au sein de l’alliance Opep+.
Selon le communiqué diffusé par le ministère des Hydrocarbures, les ministres ont passé au crible l’évolution du marché pétrolier international avant d’acter la reconduction des quotas actuels. Pour l’Algérie, cela signifie que la production reste calée sur 1,007 million de barils par jour durant tout le mois d’octobre.
Le texte publié par l’organisation à Vienne va dans le même sens et précise que les sept pays ont choisi de reconduire pour octobre les volumes déjà appliqués en septembre. Il rappelle également l’engagement pris par ces producteurs de tendre vers une conformité totale avec la Déclaration de coopération, ce document qui encadre depuis des années la discipline collective au sein de l’Opep+.
Selon le communiqué du ministère des Hydrocarbures, les participants ont convenu de « maintenir inchangé leur niveau global de production pour le mois d’octobre, au regard de l’évolution du marché pétrolier international ». Pour l’Algérie, ce statu quo se traduit concrètement par le maintien de son quota à 1,007 million de barils par jour pour le mois d’octobre, un chiffre resté stable par rapport au mois de septembre écoulé.
Le texte publié par le ministère précise également que les ministres ont « réaffirmé leur engagement à poursuivre une coordination étroite entre les sept pays et à assurer un suivi attentif et continu de l’évolution du marché pétrolier international », dans l’objectif déclaré de contribuer à sa stabilité et à son équilibre.
De son côté, le communiqué diffusé par l’Opep confirme les mêmes orientations, tout en rappelant le cadre dans lequel s’inscrit cette décision. Le document indique que ces sept pays, qui avaient déjà annoncé des ajustements volontaires supplémentaires en avril et en novembre 2023, se sont réunis virtuellement ce dimanche 6 septembre 2026 « pour examiner les conditions du marché mondial et ses perspectives ». L’Opep précise dans son communiqué que les sept pays participants ont décidé de « maintenir pour octobre 2026 le niveau de production requis fixé pour septembre 2026 », une continuité qui confirme l’approche prudente adoptée depuis plusieurs mois par ce groupe de producteurs.
Le texte ajoute que les ministres ont réitéré « leur engagement collectif à assurer une pleine conformité avec la Déclaration de coopération », document qui sert de socle à cette coordination entre pays membres et non membres de l’organisation.
L’Opep annonce par ailleurs que ces sept pays continueront à se réunir chaque mois afin d’évaluer l’état du marché pétrolier, la prochaine échéance étant fixée au 4 octobre 2026.
Cette nouvelle reconduction du statu quo intervient dans un contexte marqué par une volatilité persistante des cours du brut, où les grands pays producteurs cherchent à éviter tout mouvement susceptible de perturber davantage les équilibres déjà fragiles de l’offre et de la demande à l’échelle mondiale.
Le baril de Brent évoluait ces derniers jours autour de 95 dollars, un niveau qu’il n’avait plus touché depuis longtemps, porté par la reprise des frappes entre Washington et Téhéran et par les craintes grandissantes qui pèsent sur le trafic pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz. Cette septième rencontre confirme la ligne de prudence adoptée par l’Algérie et ses partenaires depuis le début de l’année. Plutôt que de céder à la tentation d’une production plus généreuse alors que les prix grimpent, les sept pays privilégient une approche mesurée, convaincus qu’une gestion prudente des volumes reste le meilleur rempart contre une volatilité durable.
Samira Ghrib

