Classement « Stanford-Elsevier » des scientifiques les plus influents : La recherche algérienne monte en grade
Ils étaient 38 en 2025, ils sont désormais 45 chercheurs algériens à figurer dans l’édition 2026 du classement « Stanford-Elsevier » des 2 % de scientifiques les plus influents au monde, établi selon le critère de « l’impact scientifique sur la carrière de recherche », rapporte l’APS. Sur cette liste, consacrée à l’impact tout au long de la carrière, le nombre de chercheurs algériens passe de 38 à 45, soit sept de plus que lors du précédent classement. Quatre d’entre eux se classent parmi les dix premiers à l’échelle maghrébine. Le volet de l’« impact scientifique annuel » est encore plus parlant. 101 chercheurs algériens y sont recensés, contre 80 auparavant, dont cinq dans le top 10 maghrébin. Un gain de 21 noms en une seule année. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a réagi sur les réseaux sociaux. Il a félicité « la communauté universitaire et de recherche pour cette réalisation scientifique exceptionnelle, traduisant une excellence scientifique ascendante et une présence croissante sur la carte de la recherche scientifique mondiale ». Selon lui, ce progrès « reflète le potentiel dont recèle l’université algérienne en termes de compétences scientifiques capables de contribuer à la production du savoir et à l’élargissement des horizons de l’innovation ».
Se réjouissant d’une « distinction méritée », M. Baddari a également insisté sur « la poursuite des efforts visant à ancrer la place de l’université algérienne dans l’espace scientifique international, à renforcer son rayonnement en matière de recherche, et à faire du savoir un levier de développement national et d’édification de l’avenir ».
Cette performance ne vient pas seule car elle prolonge une série de bons résultats. En juin dernier, le ministère annonçait que 46 établissements algériens figuraient parmi 1 603 universités du monde dans l’édition 2026 du Times Higher Education Sustainability Impact Ratings. L’Algérie se plaçait ainsi en tête des pays africains et arabes, et dans le top 10 mondial en nombre d’établissements classés. En mars, deux universités du pays faisaient leur entrée, pour la première fois, dans le QS World University Rankings by Subject 2026. Dans la dernière édition du classement THE 2027, 31 établissements algériens sont désormais évalués, contre 28 l’année précédente. Les chiffres dessinent une courbe ascendante, des laboratoires aux amphithéâtres.
Lyna Larbi

