Classement QS des universités : L’Algérie en tête au Maghreb et dans le monde arabe
Cinquante établissements classés par QS, 31 par le Times Higher Education, 45 chercheurs dans le top 2 % de Stanford. En trois semaines, l’université algérienne a reçu trois verdicts internationaux qui racontent la même histoire, celle d’un secteur qui avance à grandes enjambées. Le dernier en date est tombé vendredi 16 octobre. Dans le classement QS des universités arabes 2027, l’Algérie prend la première place du monde arabe et du Maghreb pour le nombre d’établissements retenus, indique le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ils sont 50 cette année, contre 46 l’an dernier et seulement 15 en 2025. Le bond a de quoi donner le tournis. L’Université d’Annaba s’installe en tête du palmarès national. Le ministère parle de résultats « avancés et solides », dans un classement qui passe dix indicateurs au crible, dont la réputation académique, le taux d’encadrement et la part d’étudiants étrangers. A noter que le classement QS des universités arabes vise à évaluer et à comparer les performances des établissements d’enseignement supérieur de la région, en adoptant un « cadre global comprenant 10 indicateurs principaux, chacun représentant un pilier essentiel dans l’évaluation de la performance et de la compétitivité des universités », à l’instar de la réputation académique, du ratio entre le nombre d’enseignants et celui des étudiants et le taux d’étudiants internationaux.
Le 4 octobre, c’était le Times Higher Education qui rendait sa copie. L’édition 2027 compte 31 établissements algériens, contre 28 en 2026, ce qui hisse le pays au premier rang maghrébin et au deuxième rang africain sur ce critère. L’Université d’El-Oued est la mieux placée du pays dans la tranche des 1 200 à 1 400. Soyons francs, nous sommes encore loin des premières marches du podium mondial, et l’Université d’Alger 1 figure toujours dans la tranche des 2001 et plus. Mais on ne gravit pas une montagne sans passer par les contreforts, et cette progression en nombre est un signal que personne ne peut balayer d’un revers de main.
Les chercheurs ont emboîté le pas. Le 11 octobre, le classement Stanford-Elsevier des 2 % de scientifiques les plus influents de la planète a recensé 45 Algériens pour l’impact sur l’ensemble d’une carrière, contre 38 un an plus tôt, dont quatre dans le top 10 maghrébin. Sur l’impact annuel, ils sont 101, contre 80 auparavant. Le ministre Kamel Baddari salue une « excellence scientifique ascendante » et une présence qui grandit sur la carte mondiale de la recherche. Ces trois résultats ne tombent pas du ciel. Ils s’ajoutent à la série de réalisations qui récompensent le travail de réforme et l’effort d’investissement engagés dans l’université et la recherche avec un budget de la recherche doublé, 1 376 brevets déposés en 2024, ainsi que 50 incubateurs et 102 centres d’entrepreneuriat ouverts dans les campus.
Lyna Larbi

