Économie

Rapatriement des devises : La mise en garde de Tebboune !

Le président Abdelmadjid Tebboune a mis en garde mercredi dernier  les exportateurs hors hydrocarbures qui tardent à rapatrier leurs recettes en devises, lors d’une allocution devant les opérateurs économiques. Le chef de l’État a rappelé que la diversification des ventes à l’étranger, pilier de l’après pétrole, n’a de sens que si l’argent revient au pays. « Il y a un dysfonctionnement », a relevé le président sans entrer dans le détail, constatant que « le retour des devises est faible ». Il a toutefois précisé que « ce n’est pas tout le monde, c’est le fait d’une minorité ». Le ton se veut ferme, presque comptable. « Les bons comptes font de bons amis », a glissé le chef de l’État avant de trancher, « le temps du donnant-donnant est venu. L’État vous aide, vous devez aussi aider l’État. » Il ne s’oppose pas à une ristourne pour les exportateurs que le Premier ministre pourrait instaurer, mais « l’essentiel est de rapatrier les devises ». Devant le Conseil du renouveau économique algérien, principale organisation patronale du pays, le président a réitéré l’objectif de 30 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2030, tout en disant n’en retenir que 20 milliards. Un tel niveau signifierait que « notre économie a changé complètement, elle exporte plus qu’elle n’importe ». L’ambition est de taille. Pendant des décennies, ces ventes ont peiné à franchir le milliard de dollars, avant de s’établir ces dernières années entre 5 et 6 milliards par an. « J’espère qu’on sera proches des chiffres réels », a confié le président, avant de conclure qu’il faut que « les recettes d’exportation rentrent dans les caisses et ne restent pas à l’étranger ». Et d’ajouter, « il faut que les choses soient claires ».

A.M.

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