Le Festival international du théâtre de Béjaïa : Hommage à Bouguermouh, l’homme aux mille projets
Le Festival international du théâtre de Béjaïa a projeté mardi un documentaire consacré à Abdelmalek Bouguermouh, disparu en 1989. Une soirée où l’on a surtout parlé d’un homme dont la tête ne cessait de bouillonner. 37 ans après sa disparition, Abdelmalek Bouguermouh continue de hanter les planches de Béjaïa. Le dramaturge et metteur en scène (1946-1989) a eu droit mardi à un hommage en images. La séance s’est tenue à l’espace ciné « Chérif Aggoune » de la maison de la culture, au sein du programme « Du 4e art au 7e art ». Artistes et passionnés de théâtre avaient pris place dans la salle, aux côtés du réalisateur du documentaire, Ali Aissaoui, également commissaire du festival. Tourné après la mort tragique de l’artiste, le film suit le parcours d’un homme qui a donné sa vie à la scène et à la transmission du métier. De retour en Algérie après une formation en arts dramatiques en Russie, Bouguermouh s’était lancé dans la formation de jeunes comédiens, rappelle le réalisateur. Il évoque un créateur toujours en mouvement : « Il était un metteur en scène, sa tête grouillait d’idées et de projets dans le domaine du théâtre ».
Né le 8 février 1946 à Ouzellaguen, dans la wilaya de Béjaïa, l’artiste avait pris en 1987 les rênes du Théâtre régional de Béjaïa (TRB). Il l’a dirigé jusqu’à ce 11 novembre 1989 où un accident de la route l’a emporté. Depuis 2010, la maison qu’il avait animée porte son nom, en reconnaissance de son apport à la scène nationale. Son répertoire a laissé des traces durables. « Kan Ya Makan » est considérée comme la première pièce algérienne destinée au jeune public. Viennent ensuite « El Mahgour », « Hzam El Ghoula » et « Tarik Essaâda », autant de textes qui ont nourri le répertoire théâtral du pays.
M.S.

