Rencontres culturelles d’Oran : Trois jours de mots, de vers et d’idées
Du 24 au 26 octobre, la Maison de la culture et des arts Zeddour-Brahim d’Oran vivra au rythme des vers et des récits. Les « Rencontres culturelles d’Oran », organisées par la section oranaise de la Maison de la poésie algérienne, réuniront poètes, romanciers, écrivains et universitaires, a annoncé mercredi le directeur de l’établissement, Senoussi Abdelalim. Trois jours durant, le public pourra suivre des rencontres poétiques, littéraires et philosophiques conçues pour nourrir le débat intellectuel et donner à voir des expériences créatives variées. Plusieurs séquences seront aussi consacrées à l’hommage rendu à des figures des lettres, « en reconnaissance de leur parcours et de leurs contributions à la scène culturelle », précise le même responsable. Le coup d’envoi sera donné samedi avec une rencontre poétique animée par Seddiki Brahim et Abdallah El Hamel. Le professeur Makhlouf Amer sera ensuite salué pour son parcours littéraire et intellectuel.
La deuxième journée ouvrira plusieurs fenêtres, du théâtre à la philosophie en passant par le roman. L’écrivaine Faïza Mustapha et le comédien et écrivain Belkroui Abdelkader parleront de théâtre et de littérature pour enfants. Miloud Belalia Douma proposera ensuite une intervention intitulée « Fragments sur l’imaginaire et l’interprétation ». La soirée se refermera sur une rencontre avec le romancier Kadir Mansour autour de son roman « Je m’appelle Doud ». Le dernier jour commencera par un échange entre la romancière Akila Kedaoui et Radia Toumi, auteure de nouvelles, poétesse et traductrice. Une autre table réunira Mimouni Khouider, lauréate du prix Katara en 2024, le romancier Abdelbasset Bani et Amir Sayri, qui a décroché le prix « Mon premier livre » lors de la 28e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) en 2025. Le rideau tombera sur une rencontre philosophique animée par Adnane Hadj Mouri autour d’un thème qui intrigue déjà : « Quand l’inconscient transgresse le cerveau ». Le public y suivra des échanges qui abordent la création, la littérature et la pensée sous des angles multiples.
Pour Senoussi Abdelalim, la manifestation participe à la dynamisation de la scène culturelle et littéraire de la wilaya et au renforcement des espaces de dialogue entre créateurs, chercheurs et public. Elle entend aussi faire connaître les expériences littéraires et intellectuelles contemporaines et susciter l’intérêt pour la poésie, le roman, la philosophie et la littérature pour enfants.
R.C.

