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Transfert de Hadj Moussa à Al-Ittihad : Un deal qui n’a jamais eu les reins solides

Feyenoord n’a pas cru une seconde à ce projet. Plusieurs semaines après la fermeture du mercato estival, Robert Eenhoorn, directeur général du club de Rotterdam, a expliqué pourquoi le transfert d’Anis Hadj Moussa vers Al-Ittihad n’a jamais abouti. Dans un entretien accordé à ESPN, le dirigeant néerlandais reproche en substance au club de Djeddah de ne pas avoir présenté les garanties d’un dossier sérieux. Pour mémoire, ce feuilleton avait tenu en haleine les suiveurs lors des dernières heures du marché des transferts. Selon les informations qui circulaient alors, la formation saoudienne était montée au créneau avec une offre de 42,5 millions d’euros pour s’attacher les services de l’ailier des Verts. D’après les mêmes sources, celui-ci n’était pas fermé à l’idée de quitter Rotterdam. Un deal XXL sur le papier, mais qui s’est fracassé sur le dur des conditions de paiement.

Car derrière le montant affiché, ce sont les modalités qui ont fait tiquer Eenhoorn. Le premier versement ne représentait que 10 % de la somme totale, une structure qui a aussitôt allumé les voyants rouges chez le patron de Feyenoord. « Un signal d’alarme s’allume », a-t-il résumé, en évoquant cette première tranche jugée bien trop maigre. À ses yeux, un tel schéma ne cadrait pas avec le sérieux requis pour une opération de cette envergure. Face à cela, la direction néerlandaise a posé une condition, une garantie bancaire, histoire de blinder la transaction.

Problème, le document n’est jamais arrivé. Le dernier jour du mercato, faute de garantie, le club néerlandais a claqué la porte et rejeté définitivement l’offre. Le verdict d’Eenhoorn est sans appel : « Cela n’a jamais été sérieux. » Du côté saoudien, la lecture est toute autre. Des médias du royaume rapportent qu’Al-Ittihad aurait atteint le plafond de ce qu’il pouvait mettre sur la table et se serait trouvé dans l’impossibilité de bloquer les fonds nécessaires à cette garantie. Résultat des courses, Hadj Moussa est resté en Hollande et, le moins que l’on puisse dire, c’est que Feyenoord n’a pas à le regretter. Le Fennec a pris du galon depuis la reprise, avec cinq buts et une passe décisive au compteur. Il s’est imposé comme un rouage important d’une équipe qui occupe actuellement la tête de l’Eredivisie. De quoi donner raison à la direction, qui a préféré la prudence à l’aventure et la stabilité sportive aux sirènes du Golfe. Un joueur en feu, un club en tête du classement et un transfert resté lettre morte, à Rotterdam, on ne se plaindra pas de l’issue. 

M.D.

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