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Skikda  : L’APC d’Oum Ettob à la croisée des chemins

Dans la commune d’Oum Ettob, wilaya de Skikda, le réseau d’assainissement poursuit son extension, avec un taux de raccordement de 98 % au chef-lieu de la commune, contre seulement 40 % il y a quelques années. Les services communaux de cette APC ont fait état des progrès enregistrés dans le développement du réseau d’assainissement, notamment au niveau du centre urbain. Une évolution significative qui témoigne des efforts consentis pour améliorer les conditions de vie de la population et renforcer la protection de l’environnement. Toutefois, la progression de l’agglomération impose de poursuivre les opérations d’extension afin de répondre à une demande qui ne cesse de croître. Selon les mêmes services, le rattrapage n’est pourtant pas terminé, car la ville grandit chaque jour et le réseau doit s’étendre au même rythme. La situation est ainsi plus complexe, notamment dans les mechtas, où les besoins pèsent plus lourd encore. Certaines de ces mechtas disposent en effet de conduites qu’il faudrait prolonger, quand d’autres n’en ont aucune, comme Boutamina, où une opération est programmée pour 2027. Le coût prévisionnel de ce projet est estimé à deux milliards de centimes, selon les services de l’APC, qui soulignent néanmoins que cette enveloppe pourrait être revue à la hausse en fonction des contraintes découvertes sur le terrain. Au-delà de l’extension des réseaux, la question du traitement des eaux usées constitue un enjeu majeur. C’est pourquoi tout raccordement doit être précédé d’une étude approfondie permettant de déterminer les modalités de collecte et de traitement des rejets, afin d’éviter que les opérations d’assainissement ne contribuent à déplacer la pollution vers les cours d’eau et les nappes phréatiques. Une alternative est toutefois envisagée : la réalisation de bassins de décantation destinés à réduire la charge polluante des effluents avant leur rejet dans l’oued Safsaf. Cette préoccupation environnementale avait déjà conduit à la réalisation d’une station d’épuration biologique au niveau du centre d’Oum Ettob. Selon les services concernés de cette APC, la configuration du site, caractérisée par une agglomération implantée sur une pente, favorise l’écoulement des eaux usées vers le barrage de Guénitra, situé en aval. Aujourd’hui fonctionnelle, la station permet d’intercepter ces effluents et de les traiter avant qu’ils n’atteignent la retenue. L’eau traitée pourrait également être valorisée dans l’irrigation agricole, offrant ainsi une perspective pour une gestion plus rationnelle des ressources hydriques. Cependant, la généralisation de l’assainissement reste confrontée à la dispersion de l’habitat en milieu rural. Le relief accidenté et la distance séparant les habitations rendent les travaux plus coûteux et réduisent considérablement le nombre de foyers pouvant être raccordés avec une même enveloppe financière. Ainsi, un milliard de centimes permettrait de raccorder quelque 200 logements au centre-ville, contre une vingtaine seulement dans certaines mechtas. La volonté existe donc chez les élus de l’APC d’Oum Ettob, mais le défi consiste à concilier l’extension des infrastructures, l’équité entre les zones urbaines et rurales et la protection durable de l’environnement. Un challenge qui nécessite une programmation adaptée aux réalités du terrain, afin que les progrès réalisés en matière d’assainissement se traduisent par une amélioration effective du cadre de vie de l’ensemble des habitants.

Z.M.

admin

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