Annaba / Malaise chez les souscripteurs AADL 3 : Ils interpellent Belaribi pour une intervention rapide
Mécontents des difficultés qu’ils disent rencontrer pour faire entendre leurs préoccupations auprès de la direction régionale de l’AADL à Sidi Achour, des souscripteurs du programme AADL 3 à Annaba ont saisi le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi. Ils réclament l’ouverture d’un dialogue et une enquête sur les irrégularités présumées au sein de l’agence. Selon plusieurs plaignants parmi nos interlocuteurs, la déception est profonde. Ils ont exprimé leur grande insatisfaction face au refus présumé du directeur régional de l’AADL de Sidi Achour de recevoir les citoyens et d’écouter leurs préoccupations. Ils demandent ainsi une intervention urgente de la tutelle pour mettre fin à ce qu’ils qualifient d’entrave délibérée à la communication directe avec les responsables. Selon nos interlocuteurs, plusieurs déplacements au siège de l’agence ont été effectués dans le but de présenter leurs doléances et d’obtenir des éclaircissements sur différents aspects du programme AADL 3. Or, ils n’ont pas rencontré le responsable, ont-ils affirmé. Une situation qui a suscité leur mécontentement et les a contraints à se tourner vers le ministère de tutelle, qu’ils considèrent comme leur ultime recours pour faire évoluer la situation.
Parmi les principaux points soulevés figure la localisation des futurs projets immobiliers. Les souscripteurs souhaitent disposer d’informations précises et transparentes sur les sites retenus pour la réalisation des logements, mais également connaître les quotas attribués à chaque tranche. Ils estiment que ces données sont indispensables pour mieux comprendre les différentes étapes de concrétisation du programme et suivre son avancement sans être confrontés à l’incertitude.
Nos interlocuteurs ont également insisté sur la nécessité de prendre en considération les conditions sociales et professionnelles des futurs bénéficiaires lors de la détermination des sites d’implantation. La proximité entre le lieu de travail et le futur logement constitue, à leurs yeux, un critère important qui mérite des explications claires. Ils réclament ainsi des précisions sur les modalités de prise en compte de ces paramètres, conformément aux instructions du ministre relatives au respect du certificat de résidence. Pour nos interlocuteurs, une communication régulière et précise contribuerait à dissiper les zones d’ombre et à atténuer les inquiétudes suscitées par l’attente et le black-out. Les souscripteurs estiment par ailleurs que le refus de recevoir les citoyens, s’il est avéré, risque de compromettre le principe du rapprochement de l’administration du citoyen et de priver les souscripteurs de la possibilité d’exposer leurs préoccupations et d’obtenir les réponses nécessaires. Ils considèrent qu’une telle situation serait en contradiction avec les orientations du président de la République, qui préconisent l’écoute des citoyens et la prise en charge de leurs préoccupations.
Face à cette situation qualifiée d’insupportable, nos interlocuteurs demandent au ministre de l’Habitat d’intervenir auprès des responsables de l’agence AADL d’Annaba afin de garantir l’accueil des citoyens et l’écoute de leurs doléances, dans le respect des procédures organisationnelles en vigueur. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par les attentes des souscripteurs concernant l’avancement du programme AADL 3 dans la wilaya d’Annaba. Les souscripteurs de l’AADL 3 à Annaba espèrent désormais une réaction de la tutelle susceptible d’apporter des réponses concrètes à leurs interrogations et de rétablir un dialogue régulier avec les responsables locaux de l’agence. Dans l’attente d’une réponse officielle, la clarification des sites d’implantation des logements et l’amélioration de la communication demeurent au cœur de leurs préoccupations.
Sofia Chahine

