Le Président Tebboune assiste au concert inaugural de l’Orchestre philharmonique international d’Alger : Accompagner l’essor économique par un renouveau culturel
Le président de la République a assisté, samedi soir à l’Opéra d’Alger, au concert inaugural de l’Orchestre philharmonique international d’Alger, à la veille du 72e anniversaire du 1er Novembre. Il a donné instruction pour que la dynamique économique du pays soit accompagnée d’un développement culturel et artistique. De son côté, la ministre de la Culture et des Arts a dévoilé une série de chantiers avec des tournées nationales pour le nouvel orchestre, la réforme de la formation musicale, la reconstitution du Ballet national et de nouvelles salles de spectacle.
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a donné instruction, samedi soir à l’Opéra d’Alger « Boualem-Bessaïh », pour que « le développement économique que connaît actuellement l’Algérie s’accompagne d’un développement culturel et artistique dans tous les domaines, afin que l’Algérie retrouve sa gloire profondément ancrée dans l’histoire ». Le chef de l’Etat s’exprimait à l’occasion du premier concert de l’Orchestre philharmonique international d’Alger, organisé dans le cadre de la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954. Le président de la République a suivi pour l’occasion la prestation de la nouvelle formation, en présence de hauts responsables de l’Etat, de membres du gouvernement et de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie. Avant le début du concert, le chef de l’Etat avait écouté une présentation sur la création de l’orchestre, exposée par la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda. À l’issue de cet exposé, il s’est félicité de cette importante réalisation culturelle, placée sous la direction du maestro Amine Kouider. Organisé sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, l’événement avait pour thème « L’Algérie… une symphonie immortelle ».
Sous la baguette du maestro Kouider, le programme s’est articulé en trois tableaux. Le premier, intitulé « Patriotisme », a fait résonner des chants emblématiques comme « Min Djibalina », « Djazairouna Ya bilad El Djoudoud », « Ya Chahid Al-Watan » et « Min Adjlika Echna Ya Watani », ainsi que des extraits des bandes originales des films « Patrouille à l’Est » et « La Bataille d’Alger ». Le deuxième, consacré aux « Chefs-d’œuvre de la musique classique », a donné à entendre des pages universelles, dont « Ainsi parlait Zarathoustra », la « Symphonie n° 40 » de Mozart, « L’Hymne à la joie » de Beethoven et l’ouverture de « Rouslan et Ludmila » de Glinka. Le troisième a mis à l’honneur le répertoire algérien, avec « El Hamdoulillah mabkach istimar fi bladna », « Ch’hilet Laâyani », « Wahran Wahran » et « Tiniri, symphonie du sable », avant de s’achever sur la « Bacchanale » de Camille Saint-Saëns. Une photo-souvenir a clôturé la soirée, aux côtés de la ministre, du maestro et des musiciens.
« Un projet culturel, artistique et civilisationnel »
À l’ouverture de la soirée, le maestro Amine Kouider a adressé ses vifs remerciements au chef de l’Etat, en son nom propre et au nom de tous les musiciens algériens, au pays comme à l’étranger. Il a déclaré que l’orchestre était « le projet de Monsieur le président de la République », « un projet culturel, artistique et civilisationnel ». Pour Mme Bendouda, cette formation « fait rayonner la musique algérienne à l’international et initie le public algérien à la musique universelle ». En marge du concert, elle a précisé que l’orchestre « revisite le patrimoine musical algérien avec une vision orchestrale et symphonique qui lui ouvre de nouveaux horizons expressifs et ancre sa présence sur les scènes internationales ». Elle s’est dite « très fière de la concrétisation des hautes orientations du président de la République », un projet salué lors du Conseil des ministres du 23 février 2026 et devenu, par décision présidentielle, une réalité institutionnelle.
La ministre a justifié le choix du maestro Kouider par son « expérience internationale de plus de 30 ans ». Elle a détaillé la composition de la formation et a précisé que « l’orchestre compte 100 musiciens professionnels, accompagnés de 40 choristes, dont 70 musiciens algériens issus des compétences nationales et de la communauté nationale établie à l’étranger, ainsi que 30 musiciens étrangers représentant 12 pays, notamment Cuba, le Venezuela, l’Afrique du Sud, la Russie, la Chine, l’Italie, l’Allemagne, l’Egypte et la Tunisie. »
Des chantiers lancés
Les activités de l’orchestre, a-t-elle indiqué, « s’étendront à l’ensemble des régions du pays, à travers des tournées artistiques couvrant différentes villes et wilayas, jusqu’aux villes du Grand Sud », et des tournées dans les grandes capitales du monde sont également prévues. Le projet s’appuie sur un socle national de formation comprenant l’Institut national supérieur de musique, cinq instituts régionaux et 17 annexes, qui accueillent près de 700 étudiants encadrés par plus de 200 enseignants, ainsi que 45 maisons de la culture ayant abrité des ateliers d’enseignement musical. Conformément aux orientations du président de la République visant à relancer la formation artistique, Mme Bendouda a annoncé « le lancement prochain des assises nationales de la réforme de la formation musicale ». Elle a également proposé « la reconstitution du Ballet national algérien, dissous en 2016 ». Elle a enfin remercié le chef de l’Etat, au nom de tous les artistes et créateurs, pour le lancement de trois salles de spectacle modernes de type Zénith à Tizi Ouzou, Batna et Oran, ainsi que d’une grande salle dans la capitale, d’une capacité d’accueil record. Pour rappel, la création de cet orchestre a été décidée par le président de la République, érigée en initiative stratégique pour développer la musique symphonique et renforcer la visibilité culturelle de l’Algérie à l’international. Mohand Seghir

