Raccordement des stations de dessalement : Trois chantiers pour desservir plus de 9 millions d’Algériens
Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a donné lundi à Tlemcen le coup d’envoi des projets de raccordement en aval des stations de dessalement de Tlemcen, Mostaganem et Chlef. Inscrits dans les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ils visent à acheminer l’eau de mer dessalée jusqu’aux zones de consommation, y compris dans l’intérieur du pays.
Plus de 9 millions d’habitants verront leur alimentation en eau potable renforcée à l’horizon 2050 grâce à trois projets de raccordement en aval de stations de dessalement, dont le lancement a été donné lundi par le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza. La cérémonie s’est déroulée dans la wilaya de Tlemcen, depuis le village de Salem, dans la commune de Bab El-Assa. Les chantiers concernent les stations en cours de réalisation à Aïn Adjroud (commune de Marsa Ben M’hidi, Tlemcen), à Sidi El Adjal (commune de Khadra, Mostaganem) et à El Marsa (Chlef). Leur étendue géographique dépasse 250 km. Ils s’inscrivent, a expliqué le ministre, dans la concrétisation des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la sécurité hydrique nationale, à garantir la durabilité de l’approvisionnement en eau potable et à diversifier les sources d’alimentation. M. Bouzegza a estimé que ces projets constituent « une étape importante » dans le développement du système de dessalement, car ils ne se limitent pas à augmenter les capacités de production. Ils complètent la chaîne d’approvisionnement en reliant les infrastructures de production aux réseaux de transport, de stockage et de distribution. « Cette démarche garantira l’acheminement de l’eau vers les zones de consommation et améliorera la continuité du service public », a-t-il affirmé.
À Tlemcen, le projet adossé à la station d’Aïn Adjroud bénéficie d’une enveloppe de plus de 66 milliards de dinars. Il prévoit, dans sa première tranche, plus de 105 km de canalisations de transfert, trois stations de pompage et deux réservoirs d’une capacité globale de 75.000 mètres cubes. Il doit améliorer l’alimentation de quelque 2,2 millions d’habitants des wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel-Abbès. Le délai de réalisation est fixé à 16 mois, avec cinq lots confiés à des entreprises nationales spécialisées dans l’hydraulique. À Mostaganem, plus de 55 milliards de dinars sont alloués au raccordement de la station de Sidi El Adjal. Il comprend la pose d’environ 110 km de canalisations, trois stations de pompage et quatre réservoirs. Il doit renforcer l’alimentation de près de 2,9 millions d’habitants à Mostaganem et Relizane. À Chlef, le projet est le plus important, avec plus de 97 milliards de dinars. Il prévoit plus de 233 km de canalisations, quatre stations de pompage et huit réservoirs. Il doit étendre l’eau dessalée aux régions intérieures et approvisionner environ 4 millions d’habitants à Chlef, Aïn Defla et Médéa.
Ces ouvrages seront dotés de systèmes modernes de gestion, de télésurveillance et de protection cathodique, destinés à protéger les infrastructures contre la corrosion. Ces équipements doivent renforcer le contrôle des ouvrages, améliorer leur efficacité d’exploitation et garantir leur durabilité. L’Algérienne des Eaux (ADE) assure la maîtrise d’ouvrage dans le cadre de la gestion déléguée par le ministère de l’Hydraulique. Elle est appuyée par des entreprises nationales, dont le groupe Cosider et les entreprises du groupe GERHYD. Le ministre a rappelé que les efforts de l’État se poursuivent pour développer les infrastructures hydrauliques, renforcer les capacités d’approvisionnement et étendre l’usage des ressources en eau dessalée, conformément aux orientations du président de la République. Samir Benisid

