CAN féminine 2026 : Les Vertes entrent dans la dernière ligne droite
28 joueuses. Un stage de deux semaines. Et une Coupe d’Afrique des Nations qui s’ouvre le 17 mars.
La sélection algérienne féminine de football est entrée lundi dans la phase finale de sa préparation, avec le début d’un regroupement au Centre technique national de Sidi-Moussa qui court jusqu’au 7 mars, selon un communiqué de la Fédération algérienne de football.
Le programme est minutieusement balisé. Après deux jours de travail à Sidi-Moussa, le groupe s’envolera pour l’Égypte du 26 février au 4 mars afin d’y disputer deux matchs amicaux contre la sélection du pays hôte de la CAN. Un déplacement qui constituera le véritable test grandeur nature avant la compétition continentale. À leur retour, les joueuses regagneront directement le CTN pour trois derniers jours de réglages, avant de rejoindre le Maroc où se tiendra la phase finale du 17 mars au 3 avril. C’est face au Sénégal que l’Algérie ouvrira sa campagne, dans le cadre de la première journée du groupe A. Un adversaire de taille pour entamer une compétition dont l’enjeu dépasse le seul cadre continental : les deux premières équipes de chaque groupe se qualifieront pour les quarts de finale, et les résultats de la CAN conditionneront également la participation aux barrages de qualification pour la Coupe du monde féminine FIFA Brésil 2027. La présence algérienne à cette CAN est le fruit d’un parcours qualificatif solide. La sélection avait d’abord dominé le Soudan du Sud sans trembler en février 2025 — 5-0 à l’aller, 3-0 au retour — avant d’écarter le Cameroun au tour décisif, s’imposant 2-1 à Oran puis 1-0 à Douala en octobre dernier. Des victoires qui ont validé le billet pour le Maroc et confirmé la progression d’un groupe en constante montée en puissance sous la conduite du sélectionneur Farid Benstiti.
Ce sera la septième participation de l’Algérie à une phase finale de CAN féminine, et la deuxième consécutive. La précédente, en 2024, avait marqué les esprits : les Algériennes avaient atteint les quarts de finale pour la première fois de leur histoire, s’inclinant aux tirs au but face au Ghana sur le score de 2-4, après un match nul sans but au terme du temps réglementaire. Un résultat historique qui a fixé le niveau d’exigence pour cette nouvelle édition. La liste des convoquées reflète la double nature de ce groupe, à la fois ancré dans le championnat national et largement ouvert sur les ligues européennes. Sur les vingt-huit joueuses retenues, une majorité évolue à l’étranger : en France principalement, avec des représentantes de clubs comme l’Olympique de Marseille, Le Havre AC, l’AS Saint-Étienne, RC Lens, FC Fleury, FC Nantes, AJ Auxerre ou encore West Ham en Angleterre. La Suisse, la Turquie et l’Arabie saoudite complètent le panorama international d’un effectif qui témoigne du chemin parcouru par le football féminin algérien. Quelques joueuses issues du championnat local — CF Akbou, JF Khroub, CS Constantine — apportent quant à elles leur connaissance du contexte national.
À deux semaines et demie de l’entrée en lice, le compte à rebours est lancé. L’objectif affiché, sans être proclamé, est clair : faire au moins aussi bien qu’en 2024, si ce n’est mieux. Le staff technique dispose du temps et du cadre nécessaires pour affiner les automatismes et préparer les joueuses aux exigences d’une compétition continentale qui s’annonce, une fois de plus, ouverte et disputée.
Moncef Dahleb

