Le Festival de Théâtre Universitaire Africain se tiendra du 13 au 19 juillet prochain : Alger, carrefour du théâtre universitaire africain
C’est un événement inédit que l’Algérie s’apprête à accueillir. La première édition du Festival de Théâtre Universitaire Africain se tiendra à Alger du 13 au 19 juillet prochain, sous le slogan évocateur « L’Afrique se retrouve sur les planches du théâtre universitaire ». Le coup d’envoi officiel a été donné ce mardi par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamal Baddari, lors d’une cérémonie de lancement à laquelle assistaient notamment la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargée des Affaires africaines, Selma Bakhta Mansouri, ainsi que les représentants du corps diplomatique des ambassades africaines accréditées à Alger — signe éloquent de la portée continentale de l’initiative. Car l’ambition est bien là, affichée sans ambages. Pour le ministre Baddari, cette manifestation est appelée à « bâtir et consolider des ponts de coopération et de partenariat durable entre les différents peuples africains, et à donner au continent sa dimension culturelle, scientifique et économique ». Le théâtre, dans cette vision, n’est pas un simple divertissement estudiantin : il est pensé comme un vecteur d’influence, un espace de dialogue entre des jeunesses que tout devrait rapprocher. Le festival est présenté comme « un message civilisationnel destiné à mettre en lumière l’importance du théâtre universitaire en tant que pilier de la pensée libre, de l’innovation, de la stabilité et de l’amitié ». Derrière l’événement culturel se lit aussi une ambition géopolitique clairement assumée. En prenant l’initiative d’organiser cette première édition, l’Algérie entend, selon son ministre, « renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les peuples africains et incarner le principe de l’Afrique aux Africains ». Le festival universitaire devient ainsi une fenêtre ouverte sur « l’héritage culturel, artistique et littéraire de l’Afrique », et une occasion de « favoriser les échanges entre les jeunes universitaires talentueux et créatifs de l’ensemble du continent ». Kamal Baddari a également rappelé que l’Algérie « demeure fidèle à sa noble mission historique et à sa vocation africaine », une orientation qu’il a présentée comme le reflet de « la préoccupation constante du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour une Afrique unie ».
Sur le plan institutionnel, le festival est coorganisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en coordination avec le ministère de la Culture et des Arts, avec l’accompagnement du ministère des Affaires étrangères. Ses organisateurs y voient l’expression de « la conviction de l’Algérie en la culture comme force d’unité de la jeunesse africaine, au théâtre comme art révélateur de la diversité et de la richesse du continent, et à l’université comme incubateur de la créativité de la jeunesse africaine ».
Au-delà des représentations scéniques, la semaine d’Alger accueillera également un colloque international consacré au théâtre universitaire africain, ainsi qu’un concours africain récompensant le meilleur texte dramatique. Une programmation qui ambitionne de faire de cette première édition non pas un simple festival, mais le point de départ d’une tradition culturelle panafricaine durable.
Mohand S.

