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Crimes sionistes en Palestine occupée : L’OCI exige des sanctions dissuasives

Pas moins de 72 133 martyrs. 171 826 blessés. En majorité des femmes et des enfants. Ce bilan, communiqué lundi par les autorités sanitaires palestiniennes, résume à lui seul l’ampleur de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023. Et il continue de s’alourdir : au cours des dernières 24 heures, sept nouveaux martyrs et 17 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza, tandis que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 648 Palestiniens supplémentaires sont tombés en martyres, 1 728 autres ont été blessés, et les corps de 755 martyrs ont été récupérés des ruines.

Face à cette réalité, le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a haussé le ton. Dans un communiqué repris dimanche par l’agence de presse palestinienne Wafa, l’OCI a fermement condamné « les crimes odieux » de l’occupation sioniste en Palestine occupée, dénonçant la poursuite des assassinats, de l’incitation, de l’expansion des colonies et du terrorisme organisé perpétré par des gangs de colons extrémistes « sous la protection des forces de l’occupation sioniste ». L’instance a affirmé sans détour que ces crimes « représentent une extension des crimes systématiques de l’occupation sioniste, basés sur les politiques de déplacement, d’annexion et de colonisation, ainsi que sur les tentatives d’imposer la prétendue souveraineté sioniste sur le territoire palestinien occupé, en violation flagrante du droit international humanitaire et des résolutions de légitimité internationale ». En conséquence, l’OCI a renouvelé son appel à la communauté internationale « à l’effet d’intervenir immédiatement pour mettre fin à tous les crimes et violations de l’entité sioniste en cours dans les territoires palestiniens, et d’imposer des sanctions claires et dissuasives » contre l’occupant. Un appel qui résonne avec une urgence particulière alors que les crimes se multiplient sur l’ensemble de la Palestine occupée.

Car pendant que Ghaza saigne, la Cisjordanie occupée est elle aussi soumise à une pression quotidienne et méthodique. Lundi, les forces de l’occupation sioniste ont arrêté dix citoyens palestiniens dans le gouvernorat d’El-Khalil, après avoir pris d’assaut leurs maisons, selon l’agence Wafa. Sept d’entre eux ont été raflés lors d’un raid sur la ville de Beit Kahil, au nord-ouest d’El-Khalil. Trois frères palestiniens ont quant à eux été arrêtés à Idhna, à l’ouest de la ville, « après avoir été agressés et maltraités » par les forces d’occupation, précise Wafa. Parallèlement, de nombreux points de contrôle militaires ont été installés aux entrées d’El-Khalil et de ses localités environnantes, plusieurs routes principales et secondaires ayant été fermées à l’aide de grilles en fer, de blocs de béton et de remparts de terre — un étranglement territorial qui s’ajoute à la terreur quotidienne des raids, des arrestations et des tirs à balles réelles qui frappent quasi chaque jour diverses régions de Cisjordanie et d’El-Qods occupées.

L.S.

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