Compétitions africaines interclubs : La CAF revalorise les primes des vainqueurs
Le football africain entre dans une nouvelle dimension financière. La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé lundi au Caire une revalorisation significative des dotations accordées aux vainqueurs de ses deux grandes compétitions interclubs, la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération, à compter de la saison 2025-2026. Une décision qui s’accompagne de la publication du calendrier des finales, prévues en mai prochain, et qui intervient à un moment particulièrement bien choisi pour les clubs algériens, encore en lice dans la compétition. Les chiffres annoncés par l’instance sont éloquents. Le vainqueur de la Ligue des champions africaine percevra désormais six millions de dollars, soit une hausse de 50 % par rapport à la prime précédente. Celui de la Coupe de la Confédération touchera quant à lui quatre millions de dollars, soit le double du montant versé jusqu’ici. Des augmentations de deux millions de dollars pour chacune des deux compétitions qui envoient un signal fort aux clubs du continent. Replacées dans une perspective plus longue, ces revalorisations révèlent l’ampleur de la transformation engagée depuis l’arrivée de Patrice Motsepe à la tête de l’instance en 2021. Selon la CAF, qui détaille ces chiffres sur son site officiel, « en cinq ans, la prime du vainqueur de la Ligue des champions est passée de 2,5 millions à six millions de dollars », soit une progression de 140 %. Sur la même période, la récompense du lauréat de la Coupe de la Confédération a connu une trajectoire encore plus spectaculaire, bondissant de 1,25 million à quatre millions de dollars, « soit une hausse de 220 % », précise l’instance. Des courbes qui témoignent d’une volonté politique clairement affichée de rehausser le niveau et l’attractivité du football de clubs africain.
L’effort financier de la CAF ne se limite pas aux seuls vainqueurs. L’instance a également renforcé ses paiements de solidarité destinés aux clubs éliminés dès les tours préliminaires, ces équipes qui participent à l’aventure continentale sans toujours en voir les retombées. Introduite à hauteur de 50 000 dollars par club pour la saison 2024-2025, cette aide a été portée à 100 000 dollars pour l’édition en cours, soit un doublement en un an. Au total, le montant global des primes et paiements de solidarité distribués aux clubs africains « dépasse désormais 42 millions de dollars par saison, contre 18,8 millions en 2021 », souligne la CAF — plus du double en cinq ans. Une manne qui commence à peser dans les budgets des clubs du continent et à modifier les rapports de force économiques au sein du football africain. Ces réformes ont d’ailleurs contribué, selon la confédération, à « une participation record de 130 clubs aux compétitions interclubs africaines pour la saison 2025-2026 », signe que l’attractivité de ces joutes continentales ne cesse de croître.
Dans ce contexte de fête financière, la CAF a également dévoilé le calendrier des échéances décisives de la saison. Les finales des deux compétitions se disputeront en mai prochain, sur le format aller-retour désormais bien établi. Celle de la Coupe de la Confédération ouvrira le bal les 9 et 16 mai 2026, tandis que la finale de la Ligue des champions se jouera les 15 et 24 mai 2026. Avant d’en arriver là, les demi-finales sont programmées entre le 10 et le 12 avril pour les matches aller, et entre le 17 et le 19 avril pour les retours.
Pour les supporters algériens, ces annonces prennent une résonance toute particulière. Le CR Belouizdad et l’USM Alger sont toujours en lice en quarts de finale de la Coupe de la Confédération, et leurs campagnes continentales entrent dans le vif du sujet dès ce mois de mars. Le Chabab affrontera les Égyptiens d’Al-Masry, tandis que l’USMA croisera le fer avec les Congolais de l’AS Maniema. Les matchs aller se dérouleront les 14 et 15 mars, les retours les 21 et 22 mars. Quatre millions de dollars attendent le club qui soulèvera le trophée en mai. Une motivation supplémentaire, et non des moindres.
M.D.

