Ghaza : 450 enfants menacés de mort
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72.247 martyrs et 171.878 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités sanitaires palestiniennes. Parallèlement, 450 enfants palestiniens sont menacés de mort faute d’évacuations médicales urgentes, alors que l’occupation maintient le blocus et que la communauté internationale reste silencieuse face à cette catastrophe humanitaire délibérée. Les corps de huit martyrs, ainsi que dix-sept blessés, ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières vingt-quatre heures, selon les autorités sanitaires qui soulignent que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 671 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.779 autres ont été blessés, tandis que les corps de 756 martyrs ont été récupérés. La situation sanitaire dans l’enclave assiégée atteint des seuils critiques. Le directeur général du secteur de la santé à Ghaza, Mounir Al-Bursh, a lancé dimanche un appel désespéré concernant quatre cent cinquante enfants nécessitant des évacuations médicales urgentes « pour traiter des maladies graves nécessitant des interventions chirurgicales complexes ou des soins spécialisés indisponibles dans la bande de Ghaza ». Ces cas ont pourtant obtenu les autorisations officielles de l’Organisation mondiale de la santé, du programme de traitement à l’étranger et des autorités concernées de l’autre côté des points de passage. « Toutefois, aucune partie n’a jusqu’à présent annoncé être prête à accueillir ces enfants et à leur fournir les soins nécessaires », a déploré le responsable palestinien. Les enfants de Ghaza vivent « entre la vie et les frontières fermées », a-t-il souligné, ajoutant que « chaque jour qui passe aggrave leur état de santé et que chaque heure de retard pourrait signifier la perte d’un autre enfant ». « Les enfants ne sont pas des chiffres sur des listes d’attente, mais de petits cœurs qui luttent contre la maladie, des mères qui attendent un miracle et des familles qui s’accrochent au dernier espoir », a insisté M. Al-Bursh, appelant la communauté internationale, les États, les hôpitaux et les organisations humanitaires à ouvrir leurs portes. « L’accès aux soins doit être un droit humain et ne saurait être pris en otage par les frontières ou les calculs politiques », a-t-il martelé. En Cisjordanie occupée, les crimes se poursuivent également. Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a condamné dimanche « dans les termes les plus forts » le massacre perpétré par les forces d’occupation sioniste dans la localité de Tamoun, au sud-est de Tubas, qui a coûté la vie à quatre martyrs : un citoyen palestinien, son épouse et leurs deux enfants. Dans un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa, le ministère a indiqué que « le ciblage d’une famille entière à l’intérieur de son véhicule constitue un crime d’exécution extrajudiciaire odieux ». La diplomatie palestinienne a dénoncé le fait que les forces d’occupation ont empêché les équipes du Croissant-Rouge d’accéder aux blessés pour leur porter secours, affirmant qu’ils ont été « exécutés délibérément et de sang-froid ». Le ministère a souligné que ce crime « révèle la véritable nature de l’occupation sioniste et de ses politiques fondées sur le meurtre, l’extermination, la destruction et le déplacement forcé, dans un contexte d’impunité systématique ». Ces crimes « ne constituent pas des incidents isolés, mais s’inscrivent dans le cadre d’une agression globale et systématique visant à exterminer le peuple palestinien et à le déplacer de force ». La diplomatie palestinienne a renouvelé son appel à la communauté internationale et aux juridictions internationales « pour qu’elles agissent immédiatement afin d’ouvrir des enquêtes sur les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, de traduire leurs auteurs en justice et d’assurer une protection internationale urgente au peuple palestinien ».
Lyes Saïdi

