Économie

Électrification de ses quais : Le port d’Annaba s’engage dans la transition énergétique

Le port d’Annaba franchit une étape décisive dans sa stratégie de transition énergétique. Lundi, l’entreprise portuaire de la wilaya a signé une convention d’entente avec le Centre de recherche en environnement (CRE) local pour lancer un projet d’électrification des quais, permettant aux navires à quai de s’alimenter directement en électricité et d’arrêter leurs moteurs thermiques pendant l’accostage. Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de transition énergétique portée par le président Abdelmadjid Tebboune. La convention a été paraphée par Ali Boulares, directeur général de l’entreprise portuaire d’Annaba, et Zihad Bouslama, directrice du Centre de recherche en environnement, en présence de cadres et chercheurs des deux établissements, a indiqué l’entreprise portuaire dans un communiqué. Le projet repose sur « une technologie innovante développée par des chercheurs du CRE pour permettre aux navires en rade de s’alimenter en énergie électrique directement des quais », a précisé la même source. Cette installation vise à améliorer l’efficience énergétique du port tout en réduisant significativement son empreinte environnementale. Actuellement, les navires à quai maintiennent leurs moteurs thermiques en marche pour assurer l’alimentation électrique nécessaire à leurs opérations, générant pollution sonore et émissions atmosphériques au cœur même des bassins portuaires. L’électrification des quais permettra d’éliminer ces nuisances pendant toute la durée d’accostage des bâtiments. Le projet s’inscrit dans « le cadre de la politique de transition énergétique engagée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune », selon le communiqué, et répond aux instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports « relatives à l’alimentation des navires en énergie électrique au niveau des quais en vue d’améliorer l’efficience énergétique des ports nationaux et réduire les émanations polluantes ». L’enjeu environnemental est majeur pour les infrastructures portuaires algériennes. Le document officiel souligne que le projet « rentre dans le cadre des efforts de réduction de la pollution sonore et des émanations des gaz polluants, notamment le dioxyde de carbone émis par les navires à l’intérieur des bassins portuaires ». Cette problématique concerne l’ensemble des ports méditerranéens, où la concentration des activités maritimes dans des espaces confinés amplifie l’impact des émissions. Au-delà de ses bénéfices écologiques immédiats, cette initiative illustre une ambition plus large de modernisation des infrastructures stratégiques du pays. L’entreprise portuaire précise que le projet s’inscrit également dans « le cadre des efforts de développement des infrastructures de base stratégiques du pays et leur consolidation par les technologies modernes adoptées à l’échelle mondiale outre le soutien du processus de transition énergétique vers les énergies propres et renouvelables ».

Le recours à une technologie développée localement par le CRE d’Annaba constitue un élément notable de cette opération, valorisant les capacités nationales de recherche et d’innovation dans le domaine environnemental. Cette collaboration entre une entreprise portuaire et un centre de recherche public pourrait servir de modèle pour d’autres ports algériens confrontés aux mêmes défis de transition énergétique et de conformité aux normes environnementales internationales de plus en plus strictes dans le secteur maritime.

R.E.

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