L’EN lance son stage de mars : Les Verts à l’heure italienne
C’est sous le soleil piémontais que les Verts ont posé leurs valises. La sélection algérienne de football a officiellement entamé, lundi, son stage de préparation en Italie, en vue de deux rencontres amicales de prestige : face au Guatemala, le 27 mars au stade Luigi Ferraris de Gênes, puis contre l’Uruguay, le 31 mars à l’Allianz Stadium de Turin. Deux tests grandeur nature dans des enceintes mythiques, à moins de trois mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, pour une équipe nationale en pleine construction et déterminée à affiner ses réglages avant l’échéance planétaire.
L’ensemble des 27 joueurs convoqués par le sélectionneur national Vladimir Petkovic est arrivé lundi à Turin, lieu du regroupement, selon la Fédération algérienne de football (FAF). Dès la fin d’après-midi, à 17 heures, une première séance de travail a été organisée sur l’un des terrains du centre d’entraînement de la Juventus à Vinovo, l’un des complexes les plus modernes d’Europe. Le technicien suisse a d’emblée fait preuve de pragmatisme en scindant l’effectif en deux groupes distincts : les joueurs ayant disputé un match avec leur club la veille ont bénéficié d’une séance légère de récupération encadrée par le préparateur physique, tandis que les autres éléments se sont entraînés pendant un peu plus d’une heure à un rythme plus soutenu. Une gestion musclée du groupe qui traduit la volonté du staff de préserver le capital physique de chacun à l’approche d’échéances importantes.
Hadj Moussa out, Boudaoui ménagé
L’ombre d’une inquiétude plane toutefois sur ce début de stage. Anis Hadj Moussa, l’un des éléments offensifs les plus attendus de ce rassemblement, est arrivé blessé en Italie et n’a pas pris part à la première séance d’entraînement. Le joueur a été soumis à des examens médicaux qui ont confirmé son indisponibilité pour les deux matchs amicaux prévus face au Guatemala et à l’Uruguay, a indiqué la FAF dans un communiqué. Et d’ajouter que «suite à ce diagnostic, le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, a autorisé le joueur à quitter ce mardi matin le regroupement afin de regagner son club, où il poursuivra les soins nécessaires à sa récupération ». L’ailier, en grande forme sous les couleurs de son club cette saison, était pourtant l’un des hommes sur lesquels Petkovic comptait pour apporter de la vitesse et de la percussion dans le couloir. Autre absence de marque lors de cette première séance : Hicham Boudaoui. Le milieu de terrain, rouage essentiel du dispositif algérien, souffre d’un état grippal et a été ménagé par le staff technique par mesure de précaution. Là encore, rien d’alarmant à ce stade, mais sa situation sera surveillée de près.
Au-delà des incertitudes médicales, ce stage est surtout marqué par l’intégration de six nouveaux joueurs au sein du groupe, une décision qui témoigne de la volonté de Petkovic d’élargir son vivier et de tester de nouvelles options à l’approche du Mondial. Parmi les nouvelles têtes figurent deux gardiens : Melvin Mastil, qui évolue au FC Stade Nyonnais en Suisse, et Kilian Belazzoug, portier du Stade Rennais en Ligue 1 française. En défense, c’est Achraf Abada, joueur de l’USM Alger, qui découvrira l’environnement de l’équipe nationale. Au milieu de terrain, Adil Aouchiche, qui joue à Schalke 04 en Allemagne, apportera une touche européenne supplémentaire à l’entrejeu algérien. Enfin, en attaque, deux profils intéressants complètent la liste : Ahmed Benbouali, qui évolue au FC Gyori en Hongrie, et Fares Ghedjemis, pensionnaire de Frosinone en Serie B italienne, qui aura l’avantage de connaître les terrains transalpins. Ces deux matchs amicaux s’inscrivent dans un calendrier de préparation soigneusement pensé par la FAF et le staff technique. Face au Guatemala d’abord, dans l’atmosphère chaleureuse du Luigi Ferraris de Gênes — célèbre pour son toit caractéristique et ses tribunes proches du terrain —, les Verts chercheront à trouver leurs automatismes et à mettre à l’épreuve les nouvelles recrues dans un contexte compétitif. Quatre jours plus tard, c’est un tout autre calibre qui attend l’Algérie : l’Uruguay, double champion du monde et valeur sûre du football sud-américain, représente un test autrement plus relevé. La Céleste sera un véritable révélateur pour mesurer le niveau réel du groupe algérien à ce stade de sa préparation.
La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se profile à l’horizon. Pour les Verts, chaque séance, chaque match, chaque choix tactique de Petkovic compte désormais double. Le stage italien n’est pas une simple mise en jambes : c’est le début d’un compte à rebours exigeant, celui d’une nation qui rêve de s’illustrer sur la plus grande scène du football mondial.
Moncef Dahleb

