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Un nouveau cahier des charges en préparation : Le gouvernement serre la vis sur les écoles privées

Le gouvernement Ghrieb a tenu jeudi une réunion consacrée à deux dossiers sensibles : l’encadrement des établissements privés d’éducation et la modernisation du réseau routier d’Alger. Mais c’est le premier volet qui a retenu l’attention, tant il touche à un secteur en pleine expansion et longtemps livré à lui-même.

Réuni sous la présidence du Premier ministre Sifi Ghrieb, le Conseil a poursuivi l’examen d’un projet de décret exécutif qui entend refonder les règles du jeu pour l’enseignement privé en Algérie. Le texte vise «la mise en œuvre d’un nouveau cahier de charges applicables aux établissements privés d’éducation et d’enseignement, fixant les exigences pédagogiques, techniques et administratives nationales», indique le communiqué des services du Premier ministre. En clair : l’État entend reprendre la main sur un secteur qui s’est développé ces dernières années sans cadre normatif suffisamment contraignant, au gré d’agréments accordés dans des conditions parfois opaques.

Le décret en cours d’adoption fixera les conditions et les procédures d’agrément, de fonctionnement et de contrôle de ces structures. Il s’agit d’un signal fort adressé aux opérateurs privés : les établissements qui ne répondront pas aux nouvelles normes pédagogiques et administratives s’exposeront à des procédures de mise en conformité, voire de retrait d’agrément. Pour les familles, l’enjeu est de garantir un niveau de qualité minimum dans des écoles auxquelles elles font de plus en plus appel.

Le second point inscrit à l’ordre du jour concernait la capitale. Le gouvernement a examiné un projet de décret portant déclaration d’utilité publique pour «la réalisation, au niveau de la wilaya d’Alger, des travaux d’aménagement des giratoires de Saoula et Baba Ali avec ouvrages d’art». Ce projet s’inscrit, selon le communiqué, «dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement et de modernisation du réseau routier de la capitale, qui vise principalement à fluidifier la circulation et à renforcer la capacité du réseau des routes secondaires et son raccordement à des axes structurants». Ces deux carrefours, régulièrement saturés aux heures de pointe, constituent des points noirs chroniques du trafic algérois.

La réunion de jeudi a également permis de poursuivre l’examen des feuilles de route sectorielles 2026-2028, exercice de planification lancé en début d’année. Les secteurs de la justice, de l’habitat et de l’urbanisme, de la culture et des arts, de la poste et des télécommunications, ainsi que du tourisme et de l’artisanat ont successivement soumis leurs projets. Ces feuilles de route, une fois finalisées et avalisées en Conseil des ministres, prendront la forme d’agendas opérationnels assortis de délais et d’indicateurs de résultats — une approche par laquelle le gouvernement Ghrieb entend adosser l’action publique à des engagements mesurables.

Lyna Larbi

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