Ghaza : L’UNRWA tire la sonnette d’alarme
Plus de deux ans après le début de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza, le bilan humain atteint des sommets insoutenables : 72.315 martyrs et 172.137 blessés depuis le 7 octobre 2023. Pendant ce temps, les femmes de Ghaza cuisinent dans la fumée des réchauds de fortune, et les lieux saints d’El-Qods sont profanés en toute impunité. Les chiffres, pourtant, ne racontent qu’une partie de l’horreur. Derrière chaque statistique communiquée mercredi par les autorités sanitaires palestiniennes — dont 3 martyrs et 3 blessés supplémentaires dans les seules dernières 24 heures — se cache une vie arrachée, une famille déchirée, un peuple systématiquement exterminé. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 736 Palestiniens sont encore tombés en martyrs, 2.035 ont été blessés, et les corps de 759 victimes ont été récupérés des décombres. À cette violence de masse s’ajoute celle, plus insidieuse, du quotidien. L’UNRWA tire la sonnette d’alarme : à Ghaza, trouver du carburant ou des ustensiles de cuisson relève désormais de l’exploit. Les cuisines d’autrefois ont disparu avec les maisons bombardées. À leur place, de simples réchauds artisanaux alimentés par des morceaux de bois ou de matériaux récupérés dans les ruines. Les femmes et les filles — premières victimes de cette guerre d’usure — cuisinent entourées d’une épaisse fumée irrespirable, dans des conditions que l’agence onusienne qualifie de fardeau physique et psychologique croissant, «sans qu’aucune issue ne soit en vue». La flambée des prix des produits essentiels, conséquence directe du blocus imposé par l’entité sioniste, aggrave encore la situation. Ce n’est pas la fatalité : c’est une politique délibérée d’étranglement d’une population civile, documentée et dénoncée par les Nations unies elles-mêmes. «Nous devons trouver des solutions pour mettre fin à cette tragédie», écrit l’UNRWA — un appel qui résonne dans le vide d’une communauté internationale paralysée.
Al-Aqsa profanée, le monde regarde
Pendant que Ghaza agonise sous les bombes et les pénuries, El-Qods occupée est le théâtre d’une autre forme de provocation. Un responsable sioniste extrémiste a fait irruption dans les esplanades de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, sous la protection des forces d’occupation. Une violation que la Ligue islamique mondiale et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont fermement condamnée. Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammed Al-Issa, a dénoncé une atteinte grave au caractère sacré des lieux saints islamiques, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités. L’OCI, de son côté, a rappelé que ces actes constituent une violation flagrante des Conventions de Genève et du droit international, tenant l’entité sioniste pour pleinement responsable des conséquences de ces agressions répétées contre la ville sainte.
L.S.

