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L’entité sioniste choisit l’escalade au Liban : Beyrouth sous un déluge de feu, des centaines de morts !

Au moment ou un cessez-le-feu est entré en vigueur entre les Etats-Unis et l’Iran, l’entité sioniste a choisi l’escalade au Liban. es centaines de morts et de blessés sont tombés ce mercredi dans plusieurs régions du Liban à la suite de violentes frappes menées par l’aviation de l’occupation israélienne. L’armée d’occupation israélienne a déclenché mercredi l’une des attaques aériennes les plus meurtrières depuis le début de la guerre contre le Liban, pilonnant simultanément la capitale Beyrouth, le Sud, la Bekaa et la banlieue sud dans une série de frappes qui ont fait des centaines de morts et de blessés, selon un bilan encore provisoire des autorités libanaises. En l’espace de 10 minute une centaine de sites ont été bombardés. C’est dire toute la sauvagement de cette attaque. Sans avertissement préalable, les missiles ont frappé en pleine heure de pointe plusieurs quartiers du cœur de Beyrouth. La corniche Mazraa, l’une des artères les plus fréquentées de la capitale, a été touchée de plein fouet : immeubles en flammes, voitures calcinées, ambulances toutes sirènes hurlantes. En quelques secondes, une rue ordinaire s’est transformée en scène de désolation. Le quartier populaire de Basta, au cœur de la ville, a également été visé. « J’ai vu une frappe, c’était très fort, des enfants ont été tués, d’autres ont eu les bras coupés », a témoigné Yasser Abdallah, employé dans un commerce voisin. Devant l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth, les ambulances se sont succédé sans interruption. Des proches, certains en larmes, s’agglutinaient devant l’entrée des urgences dans une atmosphère de détresse et de chaos.

Au Sud, les frappes ont été d’une brutalité particulière. Selon l’Agence nationale d’information libanaise, au moins douze personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans plusieurs localités. À Saïda, une frappe nocturne sur la corniche maritime, à proximité de deux cafés bondés, a fait à elle seule huit morts et vingt-deux blessés. À Jal el-Bahr, près de l’hôpital Hiram à Sour, quatre autres personnes ont péri. L’hôpital lui-même a subi d’importants dégâts : une frappe a atteint les chambres des patients et l’entrée principale. Par ailleurs, une ambulance a été touchée au carrefour de Qlaileh, provoquant de nouvelles victimes parmi les secouristes. Une position de premiers intervenants a également été visée à Chaqra, ravivant les craintes quant à la protection des acteurs humanitaires sur le terrain. Les bombardements se sont étendus à Srifa, Qana, Aita Chaab, Haddatha, Alma Chaab et Maroun el-Ras, tandis que des drones ont pris pour cible des véhicules et des motos sur plusieurs axes routiers.

Dans la Bekaa, les raids ont frappé Machghara, Jezzine, Yohmor et Debbine, élargissant encore le périmètre d’une offensive qui, manifestement, ne connaît plus de limites géographiques à l’intérieur du territoire libanais.

Face à l’ampleur du carnage, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lancé un appel pressant à la communauté internationale : « Tous les amis du Liban sont appelés à nous venir en aide pour faire cesser ces attaques par tous les moyens. » Une supplique qui résonne dans un contexte diplomatique particulièrement troublé. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avait pourtant annoncé que les États-Unis, l’Iran et leurs alliés avaient accepté, grâce à une médiation d’Islamabad, un cessez-le-feu « partout », y compris au Liban. Israël, lui, a ignoré cet accord et poursuivi son offensive, soulignant une fois de plus son mépris des initiatives de désescalade. Depuis la reprise des hostilités le 2 mars, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 1 500 morts et contraint plus d’un million de personnes à fuir leurs foyers. Le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Babar Balouch, a déclaré que la situation humanitaire au Liban se détériorait de jour en jour en raison de l’agression continue de l’occupation sioniste, faisant savoir que ces agressions ont provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes dans le pays. « L’agression de l’entité sioniste avait provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, soit environ un cinquième de la population du pays », a indiqué mercredi Balouch, dans un communiqué. Selon lui, « la communauté internationale a assisté au cours du mois dernier (mars) à des ordres d’évacuation de l’entité sioniste suivis d’attaques, ce qui a conduit à un déplacement continu de la population à l’intérieur du Liban ». Il a, dans ce contexte, fait savoir que « l’escalade des attaques sionistes contre le Liban avait provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, dont la plupart vivaient dans un état de handicap et étaient traumatisées ».

Lyes S.

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