Politique

Candidature des députés et représentation des femmes : L’ANIE précise les règles du jeu

À six semaines de l’ouverture officielle des dépôts de candidatures pour les législatives du 2 juillet, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a publié jeudi deux communiqués visant à clarifier les conditions d’éligibilité et de constitution des listes. Des précisions qui interviennent dans un contexte de réforme électorale accélérée, marqué par la promulgation récente d’une nouvelle loi organique sur le régime électoral. Premier point tranché : le sort des élus en exercice qui souhaiteraient se porter candidats aux législatives. L’ANIE est catégorique. Tout élu siégeant dans une assemblée locale ou nationale sous l’étiquette d’un parti politique « est tenu, en cas de candidature à l’élection des membres de l’APN du 2 juillet 2026, de se présenter exclusivement sous l’égide du parti politique au titre duquel il a été élu ». L’autorité rappelle en outre que ces élus « sont comptabilisés dans le nombre d’élus dont dispose le parti politique dans la circonscription électorale où il présente des candidats » — une disposition directement liée aux nouvelles règles introduites par la loi organique sur les partis politiques, adoptée cette semaine par le Conseil de la nation, qui encadre explicitement le nomadisme politique. En clair : un élu investi par un parti ne pourra pas se recycler sous une autre bannière, ni se présenter en indépendant, pour briguer un siège à l’Assemblée populaire nationale.

Second point précisé par l’ANIE : la représentation des femmes dans les listes de candidatures. La nouvelle loi électorale a revu à la baisse le quota féminin obligatoire, le ramenant de la moitié au tiers des candidats sur chaque liste. Mais une disposition transitoire va plus loin encore : les listes qui ne parviendraient pas à atteindre ce seuil du tiers peuvent déposer une demande d’exemption auprès du coordinateur de wilaya de la circonscription concernée. L’ANIE précise que cette faculté est ouverte aussi bien « aux listes sous l’égide d’un ou de plusieurs partis politiques » qu’aux « listes indépendantes ». Une mesure pragmatique qui tient compte des difficultés concrètes rencontrées par certaines formations, notamment dans les wilayas de l’intérieur, pour recruter des candidates en nombre suffisant.

Chokri Hafed

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