Championnats d’Afrique de lutte : L’Algérie repart d’Alexandrie avec 40 médailles
Au terme d’une semaine de compétition disputée à Alexandrie, la délégation algérienne de lutte a conclu les Championnats d’Afrique seniors 2026 avec un bilan total de 40 médailles toutes catégories d’âge confondues, dont 11 en or. La dernière journée, consacrée à la lutte libre, a ajouté neuf récompenses supplémentaires au tableau algérien, avec deux titres continentaux signés Abdelkader Ikkal et Fateh Benfardjellah.
Alexandrie, samedi 2 mai. La compétition continentale organisée par l’Égypte venait de rendre son verdict pour les épreuves de lutte libre seniors, et le bilan algérien était là, net et solide : neuf médailles en une seule journée, dont deux en or. De quoi terminer ces Championnats d’Afrique 2026 sur une note qui confirme ce que les observateurs savaient déjà — la lutte algérienne n’est pas en reconstruction, elle est en forme. Abdelkader Ikkal a ouvert le compteur doré en s’imposant dans la catégorie des 79 kg. Peu après, Fateh Benfardjellah a fait de même chez les 86 kg, ajoutant un deuxième titre continental à la moisson du jour. Ce sont ces deux performances qui donnent leur relief à la journée, mais elles n’auraient pas le même poids sans le reste de l’équipe. Abdelghani Aid, en argent chez les 61 kg, et Laïd Khellif, également argent chez les 125 kg, ont confirmé que l’Algérie pesait dans toutes les catégories de poids. Les cinq bronzes sont venus compléter le tableau : Mouadh Chibani (57 kg), Oussama Laribi (65 kg), Abderrahmane Benaïssa (74 kg), Wali-Eddine Kebir (97 kg), et Ibtissem Doudou (50 kg) en lutte féminine — une présence dans le tableau des récompenses qui dit quelque chose sur la profondeur du vivier algérien.
La veille, c’était la lutte gréco-romaine qui avait montré la voie. Onze médailles, dont trois en or, récoltées par Badr El Islam Mahdaoui chez les 55 kg, Abdeldjabbar Djebbari chez les 63 kg et Fadi Rouabah chez les 97 kg. Sept argents sont venus s’y ajouter, pour Abdelkarim Fergat (60 kg), Fayçal Benfredj (67 kg), Abdelmalek Merabet (72 kg), Chawki Doulache (77 kg), Haïthem Issaâd (82 kg), Bachir Sid Azara et Djamila Achwak Tekouk (57 kg). Chaïma Chebila, troisième chez les moins de 53 kg en lutte féminine, a décroché le seul bronze de la journée. Un résultat collectif qui n’avait pas grand-chose à envier à celui de la lutte libre.
Il faut s’arrêter un instant sur le cas Badr El Islam Mahdaoui. Le lutteur avait déjà remporté un titre continental chez les moins de 20 ans en début de semaine. Revenir deux jours plus tard et gagner chez les seniors, dans une catégorie autrement plus relevée, c’est une confirmation qui mérite d’être notée. Ce genre de doublé ne se produit pas par hasard.
En remontant au début de la compétition, les chiffres deviennent encore plus parlants. Avant même que les seniors n’entrent en piste, les catégories de jeunes avaient déjà alimenté le tableau algérien. Les moins de 17 ans avaient décroché 14 médailles, dont 6 en or. Les moins de 20 ans avaient suivi avec 17 médailles, 2 en or et 13 en argent — un argent qui peut sembler frustrant à l’unité mais qui, en masse, témoigne d’une présence constante dans les finales continentales. En additionnant tout, la délégation algérienne repart d’Alexandrie avec 40 médailles au total.
Cette délégation comptait 53 athlètes, hommes et femmes, engagés dans les trois disciplines — lutte libre, gréco-romaine et féminine — sur l’ensemble des tranches d’âge.
M. Dahleb

