Économie

Modèle national de consommation énergétique : Arkab et Adjal coordonnent leurs efforts

Le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, ont tenu dimanche à Alger une réunion de coordination consacrée au dossier du modèle national de consommation de l’énergie. La rencontre, organisée au siège du ministère de l’Énergie en présence de cadres des deux secteurs, traduit l’accélération d’un chantier que le gouvernement traite depuis plusieurs mois comme une priorité de premier rang. Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion, ce modèle est défini comme « un outil stratégique » permettant d’évaluer l’évolution de la demande nationale en énergie et d’en explorer les perspectives futures, de manière à « contribuer au renforcement de l’efficacité des politiques publiques relatives à l’énergie et à la rationalisation de sa consommation ». Les échanges ont également porté sur les voies d’amélioration des indicateurs d’efficacité énergétique et sur les conditions d’une « utilisation optimale des ressources énergétiques nationales, conformément aux exigences du développement socioéconomique durable », tout en visant à « renforcer la sécurité énergétique à moyen et à long termes ».

Les enjeux sont considérables. L’Algérie fait face depuis plusieurs années à une hausse continue de sa consommation intérieure d’électricité et de gaz, qui pèse sur les capacités exportables du pays et grève les équilibres budgétaires. La question du modèle de consommation est précisément celle qui concentre les réponses, comment prévoir la demande, comment l’orienter, et comment allouer les investissements publics de façon à éviter les déséquilibres futurs.

La réunion de dimanche s’inscrit dans une dynamique institutionnelle engagée depuis le début de l’année. En mars, Adjal avait déjà présidé une réunion consacrée à l’examen de dossiers liés au programme national de rationalisation de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique. En avril, une étape supplémentaire avait été franchie avec l’installation de la Commission intersectorielle de maîtrise de l’énergie (CIME), chargée d’accompagner la politique nationale en s’appuyant sur la rationalisation de la consommation, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion des énergies renouvelables. La commission devait entamer ses travaux par l’examen de deux dossiers : l’enrichissement du projet de stratégie nationale de maîtrise de l’énergie à l’horizon 2035 et l’étude du programme national couvrant la période 2026-2035. Quelques jours plus tard, Adjal avait annoncé que son département présenterait prochainement au gouvernement un projet portant sur le modèle de consommation en Algérie, découlant du dossier de l’efficacité énergétique.

La réunion de ce dimanche marque donc une nouvelle étape dans la maturation de ce dossier, avec la coordination explicite des deux ministères concernés. Elle intervient également dans un contexte de pression croissante sur les ressources, que les responsables du secteur n’hésitent plus à qualifier ouvertement de défi stratégique.

S.G.

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