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Mondial 2026 : Les Pharaons s’éveillent, l’Espagne domine, le Cap-Vert surprend

La deuxième journée des groupes G et H du Mondial-2026 a livré son lot de surprises et de rebondissements, entre remontadas historiques, nuls frustraants et démonstrations de force, sur les pelouses nord-américaines de Vancouver, Los Angeles, Atlanta et Miami.

Le fait marquant de ce week-end est sans conteste le réveil tonitruant de l’Égypte. Menés pendant près d’une heure à Vancouver par la Nouvelle-Zélande, qui avait ouvert le score sur un coup de tête du défenseur Finn Surman dès la 15e minute, les Pharaons ont puisé dans leurs ressources pour signer la toute première victoire de leur histoire en Coupe du monde. Mostafa Zico a d’abord égalisé de la tête à la 58e minute, avant que Mohamed Salah, enfin décisif, ne retourne le match en faveur des siens à la 67e. Hassan « Trezeguet » a définitivement scellé le sort de la rencontre à la 82e, portant le score à 3-1. Avec quatre points au compteur, l’Égypte prend seule la tête du groupe G, devançant de deux unités la Belgique et l’Iran, et lorgne désormais avec ambition les huitièmes de finale. Car justement, Belges et Iraniens ont déçu la veille à Los Angeles, incapables de se départager dans un match nul et vierge (0-0) qui n’arrange guère les affaires ni des uns ni des autres. La rencontre a pourtant été animée, avec des gardiens en vue — Thibaut Courtois d’un côté, Alireza Beiranvand de l’autre — mais s’est surtout terminée dans la douleur pour la Belgique, réduite à dix après l’expulsion de Nathan Ngoy à la 66e minute. Les deux équipes, à deux points chacune, joueront leur qualification lors de la troisième journée, respectivement contre la Nouvelle-Zélande et l’Égypte. Tout reste à faire dans ce groupe G particulièrement ouvert. Dans le groupe H, l’Espagne a elle retrouvé des couleurs en écrasant l’Arabie saoudite (4-0) au stade d’Atlanta. Après un premier match décevant face au Cap-Vert (0-0), la Roja a cette fois affiché tout son potentiel. Lamine Yamal a lancé les hostilités dès la 10e minute, avant qu’un doublé de Mikel Oyarzabal (21e, 24e) n’éteigne tout suspense avant la mi-temps. Un but contre son camp de Hassan Al-Tambakti en seconde période, consécutif à une frappe de Marc Cucurella, a parachevé la démonstration. Avec quatre points, les champions d’Europe provisoirement en tête du groupe n’ont plus qu’à confirmer face à l’Uruguay lors de la dernière journée pour valider leur qualification. L’Uruguay, justement, a lui aussi connu des sueurs froides face à une équipe du Cap-Vert décidément pleine de ressources. À Miami, la Celeste, pourtant revenue deux fois au score grâce à Maxi Araujo (44e) et Agustin Canobbio (45e+6), n’est pas parvenue à résister aux assauts des insulaires, qui ont ouvert le score par Kevin Pina (21e) puis égalisé par Hélios Varela (61e) pour arracher un remarquable nul (2-2). La 64e nation mondiale signe là l’un des exploits de ce Mondial, inscrivant au passage ses tout premiers buts dans la compétition. Pour l’Uruguay, deuxième du groupe à égalité avec le Cap-Vert, l’équation est désormais simple : seule la victoire sera acceptable face à l’Espagne lors de la dernière journée.

M.D.

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