Ouverture de la 12e édition du Festival culturel national de la musique andalouse « Sanaâ »
Célébrer un joyau de l’identité culturelle algérienne
Le Grand Orchestre national de la musique andalouse a animé la soirée inaugurale, réunissant plus de 561 artistes représentant 53 associations andalouses venues de l’ensemble du territoire national.
Le Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger a vibré samedi soir au rythme de la musique andalouse, à l’occasion de l’ouverture de la 12e édition du Festival culturel national de la musique andalouse « Sanaâ », coïncidant avec la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale. Placée sous le slogan « En notre fête, que Dieu nous réunisse », cette soirée d’ouverture a réuni plusieurs centaines d’artistes venus de toutes les régions du pays pour honorer un patrimoine musical considéré comme l’un des joyaux de l’identité culturelle algérienne.
La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national dans son intégralité, avant la projection d’un documentaire retraçant l’histoire de la musique andalouse, ses différentes écoles et ses caractéristiques artistiques, rappelant combien cet art demeure une composante authentique du legs culturel algérien.
Le Grand Orchestre national de la musique andalouse a ensuite animé la soirée inaugurale, réunissant plus de 561 artistes représentant 53 associations andalouses venues de l’ensemble du territoire national. Le programme a fait voyager le public entre les répertoires les plus prisés du genre, avec des interprétations de « Sali Hemoumek », « El Ward Yeftah Fi El Khdoud » et « Zad El Hob Ouajdi ». Une séquence consacrée au Haouzi a suivi, portée par les pièces « Ayyit Ma Nedhamem » et « Mahboubi Tal Ajfah », avant que la soirée ne se referme sur un bouquet de chants patriotiques, dont « Ya Mohamed Mabrouk Alik » et « Min Djibalina », en écho direct à la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale.
Un programme dense jusqu’au 9 juillet
Les festivités de cette édition se poursuivront jusqu’au 9 juillet, avec la participation de 14 associations de musique andalouse issues de sept wilayas. Le programme alternera soirées artistiques, rencontres scientifiques et cérémonies d’hommage, dans un objectif clairement affiché, celui de préserver la musique andalouse « Sanaâ », sauvegarder son patrimoine et renforcer la transmission de ses savoirs aux jeunes générations. Le festival ambitionne également de consolider les liens entre les associations et les instituts musicaux spécialisés, contribuant ainsi à la mise en valeur de l’une des composantes les plus précieuses du patrimoine culturel algérien.
Le Festival national de la Sanaâ s’impose comme rendez-vous incontournable pour les amateurs comme pour les praticiens de cet art savant, tout en réaffirmant, dans le sillage des commémorations du 5 juillet, l’attachement de l’Algérie à la protection et à la transmission de son patrimoine musical ancestral.
Mohand Seghir

