Ouargla mise sur le film mobile pour occuper l’été des jeunes : Le 7e art dans la poche
La maison de la culture « Moufdi Zakaria » de Ouargla a lancé, mardi, un concours de production audiovisuelle réalisée exclusivement au smartphone, destiné aux jeunes âgés de 16 à 35 ans de la wilaya, ont indiqué les organisateurs. Placée sous le slogan « Un été filmé par notre jeunesse », cette initiative, qui se déroule du 4 au 25 août courant, vise à meubler la scène culturelle estivale tout en encourageant la production cinématographique en milieu jeune. Les candidats sont appelés à réaliser des courts-métrages consacrés à la promotion des potentialités touristiques et archéologiques de la région, du bâti traditionnel aux oasis et palmeraies, en passant par la vulgarisation des activités culturelles et touristiques estivales et la valorisation des actions bénévoles au service de la wilaya, précisent les organisateurs. Le concours sera sanctionné, à son terme, par la remise de prix et de diplômes aux trois premiers lauréats.
Pour les initiateurs de la manifestation, l’objectif est de « développer les compétences des jeunes en production audiovisuelle » et de les encourager « à mettre à profit les moyens numériques pour la promotion du legs matériel et immatériel local », tout en consacrant « la culture de l’image en tant qu’outil d’expression et de créativité ». Le concours devrait également contribuer, selon la même source, à « l’archivage par le numérique des produits réalisés » au bénéfice des différentes catégories sociales, dans un écrin à la fois culturel et touristique.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large qui traverse le champ culturel algérien. Le Festival international du court métrage de Timimoun a ainsi lancé, à la mi-juillet, sa propre compétition dédiée au film mobile, baptisée « Yamina Chouikh » du nom de la cinéaste algérienne disparue en 2022. Ouvert aux jeunes de moins de 35 ans de la wilaya, ce concours impose des films de cinq minutes maximum, entièrement tournés au téléphone portable, avec une « qualité d’image et de son suffisante pour une projection sur grand écran », selon le commissariat du festival, qui veut faire de l’activité cinématographique « une action culturelle durable tout au long de l’année », à travers résidences de création et master class.
Le format mobile s’impose également dans le milieu universitaire. La 4e édition du Concours national universitaire du film mobile, organisée sous le slogan « Mobile de l’étudiant : idée, objectif, message », a réuni en mai dernier à la Maison de la culture de Mila 21 productions issues de onze établissements de plusieurs wilayas, dont Laghouat, Sétif, Batna et Blida.
Porté par la démocratisation du smartphone et la volonté des institutions culturelles de capter une jeunesse connectée, le film mobile s’affirme ainsi comme un nouvel outil d’initiation au cinéma et de valorisation des territoires, à moindre coût technique.
M.S.

