Annaba : Un nouveau visage pour le littoral de Sidi Salem
La réhabilitation du littoral de Sidi Salem s’accélère et franchit un cap avec l’élimination de plusieurs étables anarchiques occupant des espaces de manière illicite à Boukhemira-1. Une opération qui s’inscrit dans un vaste processus d’aménagement destiné à restaurer la qualité environnementale du site, améliorer son paysage et lui redonner pleinement sa vocation touristique.
Le processus de réhabilitation de la bande côtière de Sidi Salem se poursuit à El Bouni avec une nouvelle opération d’envergure menée hier dans la zone de Boukhemira-1. Selon les services de l’APC d’El Bouni, pas moins de 46 étables implantées de manière illicite dans le tissu urbain ont été démolies, tandis que 6 clôtures aménagées de la même manière pour l’élevage de bovins et d’ovins ont été rasées. L’opération a nécessité, nous dit-on, la mobilisation d’importants moyens humains et matériels. L’intervention s’est déroulée en présence des services de sécurité et conformément au plan technique établi par les services concernés.
Cette opération constitue une nouvelle étape de la deuxième tranche du programme de réhabilitation de la bande côtière de Sidi Salem, dont l’objectif dépasse la seule résorption des occupations illicites. Il s’agit de reconquérir progressivement des espaces dégradés, de préserver l’environnement et d’améliorer l’image paysagère d’un secteur appelé à jouer un rôle important dans le développement touristique de la région d’Annaba. La récupération des espaces occupés illégalement se poursuit ainsi parallèlement aux opérations de démolition, dans le cadre d’une démarche globale d’assainissement du tissu urbain et de lutte contre les constructions et installations anarchiques. Rappelons que les services de la commune d’El Bouni avaient déjà conduit, au cours des derniers mois, plusieurs interventions à Sidi Salem, ciblant notamment des étables occupant des superficies importantes.
Cette reconquête prend tout son sens au regard de la métamorphose projetée pour le relief côtier de Sidi Salem, un site considéré comme l’une des zones touristiques majeures du littoral annabi. Longtemps pénalisé par l’urbanisation anarchique, les occupations illicites, les étables et la présence du bétail, ce site côtier est appelé à changer progressivement de visage à la faveur d’un vaste processus d’aménagement et de réhabilitation. La libération des espaces occupés constitue ainsi un préalable à la réalisation de projets destinés à valoriser les atouts naturels et balnéaires de cette partie de la côte, à améliorer son environnement et à renforcer son attractivité. L’enjeu est également de créer un cadre plus propice à l’investissement touristique et aux activités de loisirs, tout en préservant les équilibres environnementaux du littoral.
Outre l’aspect urbanistique, l’élimination progressive des étables et des installations d’élevage devrait également contribuer à réduire les nuisances et à mettre fin à la présence ainsi qu’à la divagation du bétail à l’intérieur du tissu urbain. À terme, les autorités ambitionnent de faire de Sidi Salem un véritable pôle touristique, en cohérence avec ses potentialités naturelles et balnéaires. La reconquête de Boukhemira-1 apparaît dès lors comme une étape importante d’une transformation plus profonde de ce site, appelé à tourner progressivement la page des occupations anarchiques et illicites pour renouer avec sa vocation environnementale, balnéaire et touristique.
Sofia Chahine

