Gazoduc Transsaharien : Arkab au Niger pour peaufiner le calendrier
Le ministre d’Etat chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, entame au Niger une visite de deux jours avec la direction de Sonatrach. Trois mois et demi après le coup d’envoi du chantier algérien du gazoduc transsaharien, les discussion vont se pencher suer le calendrier de réalisation du tronçon nigérien.
Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a atterri lundi à Niamey pour une visite de travail de deux jours, mandaté par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune, avec le gazoduc transsaharien (TSGP) en tête de l’agenda. Accueilli à l’aéroport Diori Hamani par son homologue nigérien Hamadou Tini, il est accompagné du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, des responsables du raffinage et de la filiale Sipex, ainsi que de cadres du secteur, selon le communiqué du ministère.
Le texte précise que la délégation doit faire le point sur les partenariats bilatéraux. Sur place M. Arkab devrait s’entretenir avec nombre de responsables nigériens sur les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine des hydrocarbures et de développer les partenariats entre les entreprises et organismes spécialisés des deux pays, ainsi que sur le suivi des projets conjoints et les perspectives de leur élargissement, au service des intérêts communs et du développement économique et énergétique dans les deux pays et dans la région.
Le volet nigérien du TSGP sera « l’un des principaux axes de cette visite ». Côté algérien, on veut arrêter les préparatifs de la campagne de relevé topographique du tracé sur le sol nigérien. Le ministère assure que ce déplacement « traduit la volonté de l’Algérie de poursuivre le renforcement de sa coopération » avec Niamey.
Le calendrier presse. Long de 4 128 kilomètres pour une capacité de 30 milliards de mètres cubes par an, l’ouvrage doit relier Warri, au Nigeria, à Hassi R’Mel, en Algérie, en traversant le Niger. Le chantier algérien a été lancé le 4 juin à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, et Arkab y avait parlé d’« une étape historique ». La mise en service est visée pour 2029, sur une facture passée de 13 milliards de dollars en 2009 à environ 20 milliards, et le ministre nigérien du Pétrole a évoqué un démarrage de son tronçon début 2027.
Sur le terrain pétrolier, les dossiers avancent plus vite. Sipex détient le permis de Kafra depuis 2005, sur 23 737 km², avec des réserves estimées à plus de 260 millions de barils, et le forage d’un puits d’exploration y a commencé le 13 août. Le 14, une première cargaison de brut nigérien commercialisée conjointement par Sonatrach et la Sonidep a été chargée au terminal béninois de Sèmè. Le 29 août, Arkab a reçu à Alger le directeur général de la Sonidep pour annoncer la révision par Sonatrach de l’étude de faisabilité de Bilma, un bloc qui pourrait produire plus de 20 000 barils par jour pendant vingt ans selon les autorités nigériennes.
Début août, l’Algérie et le Nigeria ont réaffirmé leur intention de concrétiser le projet au second semestre 2026. Le premier test sera donc très concret, avec le lancement effectif du relevé topographique en territoire nigérien. Son annonce dirait si le tronçon manquant sort enfin de la phase des études.
Cette visite « traduit la volonté de l’Algérie de poursuivre le renforcement de sa coopération avec la République du Niger et de consolider les partenariats axés sur l’échange d’expertises et la valorisation des ressources énergétiques, au service de l’intégration économique et énergétique africaine », conclut le communiqué
Samira Ghrib

