Revalorisation générale des salaires de la Protection civile : Les personnels affichent leur satisfecit
Le lieutenant-colonel Nassim Bernaoui, sous-directeur de l’information et de la sensibilisation à la Direction générale de la Protection civile, a salué lundi la décision du président Abdelmadjid Tebboune d’augmenter globalement les salaires du corps et de revoir son statut particulier. Pour lui, la mesure traduit la reconnaissance due aux agents qui affrontent les risques au quotidien et conforte la place de l’institution, compte tenu de la nature de ses missions. Dans une déclaration à l’APS, l’officier a assuré que l’annonce avait trouvé un écho très favorable chez les personnels, qui y lisent « la considération de l’Etat pour les efforts qu’ils consentent » face aux dangers de toute nature. Il a replacé ces mesures dans le sillage du Conseil des ministres tenu dimanche sous la présidence du chef de l’Etat, dont les décisions relèvent selon lui « d’une démarche globale » visant à développer le dispositif de la Protection civile et à étoffer ses moyens humains et opérationnels. Ce Conseil avait ordonné une revalorisation générale des rémunérations, par la révision des indices et de la grille des grades, afin de coller aux spécialités du corps et à la classification des missions confiées aux personnels administratifs comme opérationnels. Le président Tebboune avait aussi demandé que le nouveau statut valorise les indemnités spécifiques versées aux agents de terrain et à leurs familles, et que la formation se poursuive sans interruption durant toute la carrière, pour éviter les pertes humaines lors des interventions. Sur le statut particulier, Nassim Bernaoui y voit l’occasion de mettre à jour « les cadres réglementaires et juridiques des services opérationnels et administratifs ». Il devra aussi refléter la nouvelle organisation de la Protection civile, qui met en avant un « système intégré caractérisé par une disponibilité permanente ». Quant à la grille des grades, elle relève de la stratégie suivie pour les missions sur le terrain comme dans l’administration. Elle doit, selon lui, « garantir un encadrement global et plus efficace », en particulier dans les situations difficiles ou exceptionnelles. Il en attend également un meilleur rendement au quotidien dans les unités principales et secondaires, les centres avancés, les centres de secours et les écoles de formation. L’officier s’est longuement arrêté sur la formation, décrite comme continue et de haut niveau, qui débute « dès le recrutement de base » et accompagne l’agent tout au long de son parcours. Elle vise aussi les équipes spécialisées, et il y voit « un investissement dans les capacités du secteur », censé assurer une bonne exploitation des équipements et une intervention rapide face aux risques rencontrés sur le terrain.
Le chef de l’Etat avait par ailleurs prescrit la modernisation technique et technologique du matériel d’intervention, avec l’acquisition d’équipements récents et un plan de renouvellement. Il a également demandé l’installation de postes avancés de surveillance, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, dans les zones à forte densité forestière, et le renforcement progressif de la flotte d’avions de lutte contre les incendies, au gré de leur disponibilité sur le marché international. Enfin, le volontariat saisonnier doit être institutionnalisé au sein de la Protection civile, avec un dispositif de protection renforcé pour les volontaires.
Chokri Hafed

