Culture

Grand Prix Assia Djebar : Neuf romans en lice, verdict le 17 octobre

Après deux reports, la huitième édition du prix littéraire livrera ses lauréats samedi à Alger.

Les lauréats du Grand Prix Assia Djebar du roman seront connus samedi 17 octobre. L’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP) a confirmé das un communiqué que la cérémonie de la huitième édition aura lieu à 16h30 au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ce rendez-vous littéraire a connu deux reports. Annoncé d’abord pour le 9 juillet, il avait ensuite été fixé au 8 octobre avant d’être de nouveau repoussé. Placée sous le thème « Dans la mémoire, les racines de demain », cette édition entend, selon l’ANEP, montrer le rôle de la littérature dans la préservation de la mémoire, renforcer le lien entre passé et présent et ouvrir de nouvelles voies à la création culturelle et littéraire.

Neuf finalistes ont été nominés, à parts égales entre les trois langues du prix. Ils ont été retenus parmi 155 ouvrages reçus (79 en arabe, 63 en français et 13 en tamazight). En arabe figurent « A’rach Ed’dem » de Hocine Aalam, « Er’rafraf » de Sarah Mohamed Maariche et « Aam Ar-rehma » de Khier Chouar. En tamazight, le jury a retenu « D Asderfef » de Chabha Ben Gana, « Tighri n Tudert » de Siham Harikenchikh et « Aggus » de Farida Sahoui. En français, la short list réunit « Partout le même ciel » de Hajar Bali, « Aménorrhée » de Sarah Haidar et « Ce que la mort m’a pris de toi » de Hosni Kitouni. Le jury, présidé par le poète et traducteur Miloud Hakim, relève que ces textes partagent des préoccupations communes à savoir la mémoire, l’histoire et les mutations de la société algérienne, avec une place marquée pour le roman historique. Il compte parmi ses membres le sociologue Mustapha Madi, les écrivaines Maïssa Bey, Meriem Guemache et Leïla Hammoutène, ainsi que le président de l’Académie algérienne de la langue arabe, Chérif Meribai.

Pour mémoire, la septième édition avait distingué Inam Beyoud (arabe) pour « Houaria », El Hachemi Kerrache (tamazight) et Abdelaziz Otmani (français). Créé en 2015 et baptisé du nom de l’écrivaine et universitaire Assia Djebar (1936-2015), le prix récompense la meilleure œuvre romanesque dans chacune de ces langues. Il est l’un des rendez-vous les plus suivis par les romanciers et les éditeurs, en Algérie comme à l’étranger.

Mohand Seghir

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