Ciné-Rusicada : Une deuxième édition placée sous le signe de Djamel Hamouda
Skikda s’apprête à vivre trois jours au rythme du grand écran. Du 17 au 19 octobre, la deuxième édition de la Rencontre cinématographique de Rusicada (Ciné-Rusicada) portera le nom de Djamel Hamouda (1954-2024), acteur de théâtre et de cinéma disparu il y a deux ans. La directrice de la culture et des arts, Sabiha Tahrat, l’a annoncé lundi lors d’une conférence de presse à la maison de la culture Mohamed-Siradj, au chef-lieu de la wilaya. Organisée par la direction de la culture et des arts, la manifestation, dont le nom renvoie à l’antique Rusicade, ancêtre de la ville, entend « promouvoir le 7ème art, encourager les jeunes talents et fournir un espace intellectuel et artistique dédié au cinéma », a expliqué Mme Tahrat. Un hommage sera rendu à la famille du comédien disparu, ainsi qu’à plusieurs acteurs et réalisateurs, distingués pour leur parcours et leur contribution au cinéma algérien. Le public pourra découvrir un ensemble de fictions et de documentaires. « Yasmina », de Mohamed-Lakhdar-Hamina, donnera le coup d’envoi du rendez-vous. Elle sera suivie du long-métrage « Ahmed Bey », de Jamal Shoorjeh, du film révolutionnaire « 54 », de Hamza Rahoui, et de « La Mémoire », de Mohamed-Larbi Bourourou. Ces projections, comme les séminaires, se tiendront à la salle de cinéma El Alia. Plusieurs de ces titres puisent dans l’histoire et la mémoire nationales, ce qui donne à l’édition une cohérence thématique certaine.
La transmission occupe aussi une place de choix. Deux « ateliers intensifs » seront accueillis à la maison de la culture Mohamed-Siradj. Le premier sera consacré au « cinéma pour enfants », le second à « l’écriture dramatique et les bases du scénario ». En parallèle, des séminaires aborderont les questions de production et le passage de l’écriture à l’image, le fameux « from script to screen ». Réalisateurs, écrivains, journalistes et universitaires y prendront part. La présence de plusieurs producteurs, a souligné la directrice de la culture, doit enrichir la réflexion sur l’expérience cinématographique algérienne. Pour sa deuxième année, Ciné-Rusicada cherche ainsi à s’installer comme un lieu où l’on projette, où l’on débat et où l’on forme les cinéastes de demain.
R.C.

