Plateforme de suivi des politiques culturelles : Le FIBDA sur le radar de l’UNESCO
Le Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) vient d’être inscrit dans la Plateforme de suivi des politiques culturelles (Policy Monitoring Platform) de l’UNESCO, a annoncé le ministère de la Culture et des Arts. La nouvelle tombe à trois jours de l’ouverture de la 18e édition, attendue du 1er au 5 octobre au complexe Riadh El Feth. Dans son communiqué, le département de Malika Bendouda indique que l’organisation onusienne a retenu la manifestation au sein d’un dispositif « qui s’intéresse au suivi et à la documentation des expériences et des pratiques culturelles à l’échelle internationale ». Le FIBDA, lancé en 2008 à Alger et organisé chaque année en octobre sous l’égide du ministère de la Culture, y figure désormais comme une référence algérienne.
Le ministère justifie cette inscription par « la place qu’occupe le FIBDA en tant que manifestation culturelle spécialisée dans l’art de la bande dessinée », mais aussi par son rôle d’« espace de soutien aux jeunes talents », qui encourage la création artistique et favorise les échanges culturels internationaux. Le communiqué rappelle un programme fait d’« expositions, d’ateliers, de conférences et de rencontres artistiques et professionnelles ». Le public en a eu un aperçu l’an dernier, quand la 17e édition, tenue aux mêmes dates, a accueilli un concours de mangas entre l’Algérie et le Japon autour du thème de la famille, avec près de soixante œuvres soumises.
Le millésime 2026 ne manque pas de matière. Quatre compétitions ont été ouvertes, dont un concours de l’auteur professionnel à dimension internationale. L’appel à participation s’est placé sous le signe du roman graphique. Côté animation, la mangaka japonaise Chie Kutsuwada doit encadrer des ateliers les 2 et 3 octobre et donner une conférence le 2 à 15 heures, dans le cadre des activités de l’ambassade du Japon.
Pour le ministère, cette inscription « revêt une importance particulière », puisqu’elle « place une expérience culturelle algérienne dans une plateforme internationale » dédiée aux politiques et aux pratiques du secteur. Elle doit permettre de « faire connaître le paysage créatif algérien » ainsi que les efforts consentis pour soutenir les arts et les industries culturelles, et de renforcer la présence des rendez-vous algériens dans les espaces de coopération et d’échange. Le communiqué y voit enfin le reflet du travail mené pour « accompagner l’action culturelle et créative » et « valoriser les expériences algériennes ». Le moment est plutôt bien choisi. Alger aborde son rendez-vous d’octobre avec une reconnaissance internationale toute fraîche et un programme déjà bien fourni.
Mohand S.

