Économie

SOKON : Le premier camion sortira de l’usine de Batna en janvier 2027

Le premier camion du complexe SOKON Algérie sortira de chaîne en janvier prochain à Zana El Beida, dans la wilaya de Batna, a indiqué samedi le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, en visite sur le site aux côtés du wali, Riadh Benahmed. Selon lui, « toutes les dispositions pour lancer l’assemblage des camions dans cette usine ont été prises », y compris le recrutement de 450 travailleurs qualifiés en coordination avec le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Le projet représente un investissement de 9,8 milliards de dinars et doit générer 1 800 emplois directs et 4 200 emplois indirects. Pour le responsable, il « s’inscrit dans le cadre de la politique de l’Etat de renforcement et soutien aux projets d’investissement dans ce domaine » et « suscitera la dynamique dans le domaine de la sous-traitance dans la région ». M. Rekkache a salué un investisseur qui a « concrétisé son projet dans un court délai » grâce à l’accompagnement des pouvoirs publics. Il a ajouté que des assiettes foncières sont en préparation avec le wali, dans six zones d’activités, pour accueillir des sous-traitants et « augmenter le taux d’intégration ».

Le complexe réunit trois unités d’assemblage de bus et de camions de la marque chinoise SOKON, en plus du développement de la marque HANOU, a expliqué son gérant, Younès Merazka. La première ligne dédiée aux camions est prête à 100 %, les deux autres à 55 %, pour une capacité annuelle estimée à 60 000 véhicules. L’ensemble occupe 13,6 hectares obtenus en janvier 2025 via la plateforme numérique de l’investisseur.

Lors de la visite du wali en avril, la mise en service était annoncée pour août 2026, sur la base d’une fiche technique qui évoquait 8,9 milliards de dinars, 450 emplois directs et 1 200 indirects. Les chiffres ont donc été revus à la hausse en six mois, tandis que l’échéance a reculé de cinq mois. La demande, elle, existe, l’offre de bus et de poids lourds neufs s’étant fortement réduite depuis la fermeture du marché à l’importation. SOKON, qui avait relancé son activité en Algérie début 2024 en important 7 000 véhicules répartis sur sept modèles, prévoyait en 2025 de commencer par du montage en SKD avant de passer au CKD.

L’enjeu se jouera sur l’intégration locale. Le cadre en vigueur impose aux constructeurs un taux minimal de 10 % au terme de la deuxième année d’activité, puis de 30 % à la cinquième, sous peine de gel du programme d’approvisionnement du modèle concerné. Un arrêté publié au Journal officiel du 23 juillet 2026 a fixé les listes de composants et les tables de référence qui servent désormais à calculer ce taux, en remplacement d’une méthode critiquée pour sa capacité à le gonfler artificiellement.

Samir Benisid

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!