PLF 2027 : 28.329 postes budgétaires dans le secteur de la santé
Le secteur de la santé disposera, en 2027, de « 28.329 nouveaux postes budgétaires », soit 3.842 de plus qu’en 2026. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, l’a annoncé lundi devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors de la présentation du budget de son secteur dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027. L’exposé s’est déroulé en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali. Le ministre y a détaillé une enveloppe de « 1138,72 milliards de DA en crédits de paiement et 1111,83 milliards de DA en autorisations d’engagement », en hausse respective de « 8,64 % et de 7,05 % » par rapport à l’année précédente. Ces dotations placent la santé au cinquième rang des secteurs ministériels en volume d’affectations budgétaires. Le secteur dispose en outre d’autres sources de financement dédiées à des domaines précis, à l’instar du Fonds de lutte contre le cancer et du Fonds des urgences, des activités et des soins médicaux. Les nouveaux postes iront pour la plupart aux établissements publics de santé : 17.000 pour le corps paramédical, 2.000 pour les médecins généralistes, 1.592 pour les sages-femmes de santé publique, 1.000 pour les corps communs, 154 pour les enseignants en paramédical et 33 pour les médecins spécialistes.
Pour M. Ait Messaoudene, ce budget témoigne de « l’engagement du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à poursuivre le soutien au système national de santé, à renforcer ses capacités humaines et matérielles et à améliorer la qualité des prestations médicales ». Cet engagement, a-t-il précisé, passe par le développement des structures de santé, la disponibilité des médicaments, des vaccins et des équipements médicaux, ainsi que par le soutien aux ressources humaines et le renforcement des programmes de prévention et de formation. Le ministre a toutefois averti que la performance du système de santé « ne se limite pas à la mobilisation des ressources financières, mais nécessite leur bonne utilisation de manière rationnelle ». Il a plaidé pour le recours à la numérisation afin de moderniser les méthodes de gestion et d’améliorer la prise en charge des patients. Il a enfin insisté sur la nécessité « d’élaborer la carte sanitaire, afin de déterminer les besoins et d’orienter les ressources et les investissements, de manière à garantir une répartition équitable des services de santé et à en améliorer la qualité dans les différentes régions du pays ».
Lyna Larbi

