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L’industrie au menu de la réunion du Gouvernement : Un nouveau mécanisme de calcul du taux d’intégration pour en finir avec le « simple assemblage »

Le Gouvernement s’est penché, mercredi, sous la présidence du Premier ministre Sifi Ghrieb, sur un nouveau mécanisme de calcul du taux d’intégration dans les industries automobile et mobile. Il a ensuite évalué, un an après son lancement, la Stratégie nationale de lutte contre les stupéfiants 2025-2029, indique un communiqué des Services du Premier ministre.

Le mécanisme présenté doit permettre de « déterminer la composante matérielle réelle et les processus industriels réalisés localement », qu’il s’agisse de véhicules lourds et légers ou de téléphones mobiles. L’ambition est double, il s’agit favoriser l’implantation de ces filières et réduire la facture des importations. En clair, mesurer ce qui est réellement produit en Algérie, et non ce qui y est seulement monté. Le Gouvernement y voit une rupture. La démarche vise à « instaurer une véritable industrie nationale, dépassant le stade du simple assemblage traditionnel ». Elle passe par le renforcement des partenariats, le transfert de technologie, le développement des compétences et la consolidation de la sous-traitance. Le sujet n’est pas neuf. Pour l’automobile, le cadre réglementaire impose un taux d’intégration de 40 % au bout de cinq ans d’activité,  selon le e le décret 22-384. Rappelons aussi que M. Ghrieb a installé il y a quelques mois d’un groupe de travail multisectoriel chargé d’élaborer un référentiel national d’intégration pour les automobiles, les autobus et les motocycles. La révision du calcul doit pousser les constructeurs à fabriquer sur place des pièces de rechange, directement ou via leurs sous-traitants.

Pour le mobile, l’enjeu est tout aussi sensible. Fin 2019, l’État avait mis fin au régime préférentiel des assembleurs, après des critiques dénonçant une « importation déguisée »,. Des changements qui interviennent alors que la filière redémarre. l’usine Vivo-STI d’Es-Sénia, à Oran, inaugurée le 20 août, annonce une capacité pouvant atteindre 6 000 appareils par jour et une hausse progressive de l’intégration locale. 

Stupéfiants : un an après, le temps du bilan

Seconde séance de travail, autre priorité avec le suivi des décisions du président de la République contre les stupéfiants et les substances psychotropes. Le Gouvernement a examiné « l’évaluation d’étape » de la stratégie, approuvée en avril 2025 et « fondée sur la prévention, la dissuasion et la prise en charge », ainsi que le renforcement du système institutionnel qui l’accompagne. Les résultats concrets du plan d’action ont été présentés. Le communiqué insiste sur la nécessité d’adapter le plan « aux nouvelles évolutions de la criminalité organisée ». Son efficacité sera évaluée chaque mois au niveau du Gouvernement. Il appelle aussi à renforcer l’action « sur le terrain et au niveau des quartiers », en associant la société civile, « partie intégrante de l’effort national », et à consolider la coopération internationale.

Massinissa Raïs

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