Culture

18e édition du Salon national des arts plastiques à Tlemcen : Quatre jours pour passer « De l’idée à l’empreinte »

Tlemcen a donné dimanche soir le coup d’envoi de la 18e édition du Salon national des arts plastiques « Abdelhalim Hemche », à la Maison de la culture « Abdelkader Alloula ». Plus de trente plasticiens venus de seize wilayas du pays y exposent leurs travaux jusqu’au 28 octobre, sous le slogan « De l’idée à l’empreinte », une formule qui résume bien le chemin que l’œuvre parcourt, de l’intention première jusqu’à la trace laissée sur la toile, dans la pierre ou dans le volume. Dès le soir de l’inauguration, le public a pu parcourir une exposition de 97 tableaux, complétée par des sculptures et des œuvres en volume qui puisent dans des thématiques très différentes d’un artiste à l’autre. Peinture, sculpture et travaux en volume se partagent ainsi les cimaises et les espaces de la Maison de la culture. La carte des participants couvre largement le territoire. On y retrouve des créateurs de Tlemcen, Oran, Mascara, Batna, Béjaïa, Alger, Boumerdès, Bordj Bou Arréridj, El Bayadh, Mostaganem, Laghouat, Sétif, In Salah, Ouargla, Tiaret et Sidi Bel Abbès, ce qui donne à la manifestation son visage national et fait cohabiter des sensibilités et des écoles que tout sépare parfois. L’accueil a été à la hauteur de l’événement, avec une affluence notable d’amateurs d’arts plastiques venus s’attarder devant les toiles, s’interroger sur les sujets abordés et observer de près les techniques employées par les exposants.

Le salon ne se résume pas à des cimaises. Les organisateurs ont prévu un atelier adossé à un concours artistique, ainsi que deux tables rondes. La première se penchera sur la conception du projet artistique, en lien avec le département des arts de l’Université de Tlemcen, ce qui ouvre le salon sur le monde universitaire. La seconde mettra l’accent sur « la nécessité d’une vision artistique dans le projet artistique », a expliqué à l’APS Mohamed Toutaï, chargé de l’information à la Maison de la culture. Les participants auront aussi droit à des sorties sur le terrain et à la visite de plusieurs sites touristiques et archéologiques de la ville, de quoi nourrir leur inspiration au contact du patrimoine tlemcénien et prolonger la rencontre hors des salles d’exposition.

Derrière ce programme, les organisateurs affichent des ambitions claires. Il s’agit de renouveler les manières de pratiquer les arts plastiques et d’offrir de nouveaux horizons aux jeunes artistes. Cette rencontre veut aussi encourager le partage d’expériences, de regards et de démarches, faire valoir la diversité des sensibilités plastiques et resserrer les liens entre les participants. Pour de jeunes plasticiens, croiser le regard d’aînés et de pairs venus d’Oran comme d’In Salah, d’Alger comme de Laghouat, vaut souvent mieux qu’un long discours. À Tlemcen, la peinture et la sculpture ont donc quatre jours pour se parler, et le public pour les écouter, entre deux visites et deux débats.

R.C.

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