Usine JAC à Aïn Témouchent : Le ministre de l’Industrie fait le point sur le projet d’Emin Auto
Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a reçu mardi soir à Alger une délégation d’Emin Auto, représentant de JAC Motors en Algérie, afin d’examiner l’état d’avancement de l’usine automobile d’Aïn Témouchent, a indiqué mercredi un communiqué du ministère.
La rencontre, tenue au siège du ministère, a porté sur l’évaluation de la concrétisation du projet, les perspectives de développement de l’activité de production et l’augmentation du taux d’intégration locale, précise la même source, qui ne donne aucun chiffre. Le dossier a connu une longue gestation. Inscrit dans le programme de développement de la wilaya depuis 2016, le complexe de Tamazoura, bâti sur 33 hectares, a attendu sept ans l’agrément des autorités avant de lancer, en janvier 2026, l’assemblage de son premier modèle, le camion JAC 1040S, décliné en simple et double cabine. Cette mise en production est intervenue un mois après le retour commercial de la marque sur le marché algérien avec une gamme de quinze modèles. Le site compte quatre lignes de production, une zone de douane pour l’homologation et des unités de contrôle qualité. Les véhicules sont montés à partir de kits fournis par JAC, par des techniciens algériens encadrés par des ingénieurs chinois. Emin Auto prévoit de passer à terme au mode CKD, avec des ateliers d’emboutissage, de soudure et de peinture, ainsi qu’une unité de superstructures pour les véhicules spécialisés. Les ambitions annoncées sont élevées. Elles portent sur une capacité de 100 000 unités par an, soit une cadence visée de 8 000 véhicules par mois, un taux d’intégration de 10 % dès la première année, puis de 30 % sous quatre ans, et près de 30 % de la production destinée à l’exportation vers l’Afrique. Sur le plan social, l’usine emploie environ 500 personnes et devrait en faire travailler 1 500 directement et 2 000 indirectement. Le réseau de distribution doit, lui, passer de 27 à 50 agents agréés. Samir Benisid

