Dix algériens meurent chaque jour sur les routes/ Des sanctions plus dures contre les chauffards

Face à la multiplication des accidents de la route, la Délégation nationale de la sécurité routière a proposé, dans le cadre de révision du Code de la route, un renforcement des sanctions contre les délits et les infractions sur les routes, pouvant aller jusqu’à des peines de prison.

Quelques 10.292 accidents de circulation ont été enregistrés depuis le début de l’année en cours ayant engendré 1.295 décès et 3.956blessés. Ces chiffres comparés à la même période de l’année 2020font ressortir une nette hausse du nombre des accidentsde 42, 63%,ainsi qu’une hausse de 21, 60% des décès et des 40,75% du nombre de blessés.

Ces statistiques macabres ont été révélées hier par Mme Khellaf Fatima, chargée de la communication à la Délégation nationale à la sécurité routière qui a fait remarquer que la hausse s’explique par le confinement qui a marqué l’année 2020 réduisant ainsi la circulation durant toute la période.

La situation est alarmante d’autant plus, ajoute Mme Khellaf Fatima, que les accidents tuent chaque jour dix personnes et font une centaine de blessés, estimant qu’il est inacceptable que l’Algérie perde dix de ses enfants chaque jour à cause des accidents de la circulation. La même oratrice explique que la hausse du nombre d’accidents de circulation a été constatée depuis le mois de janvier avec les conditions climatiques difficiles et durant le mois de Ramadhan. « Ces périodes en plus de la saison estivale, ajoute-t-elle, sont considérées comme des périodes où le nombre d’accidents atteintdes pics ».

Toujours au chapitre des causes, la responsable de la communication de la DNSR a déploré « les comportements inconscients de certains automobilistes qui sont, souvent derrière les accidents de la circulation » citant en exemple les comportements « fous » de certains conducteurs professionnels qui sont aux commandes des bus transportant des dizaines de citoyens et des conducteurs de camions transportant des tonnes de marchandises qui ne respectent pas les règles du Code de la route. L’intervenante insistera ainsi sur la nécessité de prendre conscience que « les accidents n’arrivent pas qu’aux autres » et que par leurs comportements, des conducteurs peuvent causer des malheurs à leurs familles et aux familles de leurs concitoyens.

Devant cette situation dramatique, Mme Khellaf Fatima a indiqué que la stratégie de prévention contre les accidents de la circulation repose sur trois axes importants à savoir d’abord le facteur humain qui est l’élément moteur de toute politique de prévention, la qualité des réseaux routiers en deuxième lieu et enfin la qualité du véhicule en lui-même qui doit répondre aux normes internationales. Toujours au chapitre de la sécurité, Mme Khellaf a rappelé que chaque année, des mesures sont prisespar la délégation en collaboration avec tous les intervenants à l’instar de la sensibilisation et la dissuasion. Une base des données est en phase de constitution afin de permettre un bon ciblage dans les campagnes de sensibilisation a-t-elle fait savoir estimant par ailleurs que la dissuasion doit s’appuyer sur un dispositif juridique adéquat pouvant dans certains cas très graves aller jusqu’à des peines de prison.

Akli Amor

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