shares

Les voies et les moyens nécessaires à la mise en application des lois et textes d’application promulgués en Algérie dans l’objectif de renforcer davantage la transparence et la prévention contre la corruption ont été les thèmes traités par les experts et les représentants des institutions publiques qui ont pris part à la journée d’études organisée sous le thème « Promotion de la probité dans le secteur économique ». Aussi, ces derniers ont été unanimes à dire que notre pays s’est doté d’une base juridique diversifiée et solide qui peut, si elle est mise en œuvre, prévenir contre la corruption.

Une mise en application des textes abordée par l’expert Hadj Ali Mohamed Nasreddine, chef du département de traitement des biens auprès à l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC) qui a souligné en ce sens la nécessité de « sortir de la théorie. Suffisamment de lois existent en Algérie. Il faut mettre en application ces lois qui obligent les opérateurs à fixer des limites déontologiques à leurs relations. Il déplore ainsi que « peu de lois sont appliquées sur le terrain » alors que celles qui sont appliquées « ne suffisent pas pour faire face à ce phénomène notamment dans le domaine économique ». Le même expert a recommandé enfin  la promulgation de textes d’application et de recommandations pour valoriser, notamment avec la disponibilité des mécanismes techniques requis, les conventions ratifiées par l’Algérie depuis 2003.

Pour sa part, Khedam Mohamed, expert en gestion contre la corruption à l’Institut algérien de normalisation (IANOR), a recommandé « l’unification de la réflexion et davantage de communication au sujet des normes internationales adoptées en matière de prévention et de lutte contre la corruption » notant « l’existence de 342 systèmes de gestion contre la corruption connus au niveau international, dont 22 systèmes ou normes importantes et sur lesquelles l’on compte dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable ».

Abordant avec moult détails les normes internationales appliquées dans ce domaine, Mohamed Khedam expliquera que les normes ISO 37001 et ISO 26000, sont destinées au soutien des sociétés et entreprises, par la création d’un système de gestion de la lutte contre la corruption,  selon cette même norme ISO 37001″. Et c’est justement la mise en conformité avec cette norme qui aidera, ajoute-t-il, à l’application de mesures efficaces qui permettent de réduire les risques de corruption.

Toujours dans cette perspective, les experts ont été unanimes à recommander  l’accompagnement et la mise en œuvre de programmes et de systèmes de lutte contre la corruption interne au niveau des entreprises économiques par la mise en place de systèmes de gestion des risques de corruption en leur sein et leur accompagnement. Cette démarche, expliquent-ils, est à même de leur permettre d’obtenir la certification « ISO » qui les rendra  plus loyale et capable de lancer dans l’investissement au double plan continental et international. Enfin, rappelons que la norme « ISO 37001 » a été créée en 2016 par l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Elle détermine les exigences et octroie les orientations et recommandations indispensables aux systèmes de gestion aux entreprises et aux organismes pour les aider à diagnostiquer, lutter contre la corruption et à respecter les lois anti-corruption.

Akli Amor