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Les prix du pétrole étaient en petite hausse hier, le coup de pouce des données de l’Opep sur la demande jeudi étant plafonné par une possible augmentation de l’offre à venir de la part de l’organisation.Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 73,82 dollars à Londres, en hausse de 0,48% par rapport à la clôture de la veille.A New York, le baril de WTI pour août engrangeait 0,57%, à 72,06 dollars. Le Brent et le WTI abandonnent cependant 2,30% et 3,37% sur la semaine.L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) voit la demande mondiale de pétrole continuer à s’accélérer au moins jusqu’en 2022, selon son rapport mensuel publié jeudi.Elle devrait croître cette année de six millions de barils par jour (mbj), pour atteindre en moyenne 96,6 mbj, estime l’organisation, confirmant ses précédentes prévisions.

Pour 2022, l’Opep anticipe une hausse supplémentaire de 3,3 mbj, la barre des 100 millions étant même franchie au cours du second semestre.Mardi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait publié des données proches, estimant que la demande d’or noir devrait dépasser les niveaux d’avant la crise d’ici la fin 2022.

Mais l’incertitude plane toujours sur le niveau d’offre du cartel et ce dès le mois prochain: malgré quelques soubresauts jeudi les négociations n’ont pas officiellement abouties et aucun sommet à même d’entériner la suite de la politique de l’alliance OPEP+ n’est prévu. »Les dernières nouvelles suggèrent que les discussions vont dans la bonne direction pour l’unité de l’OPEP et dans la mauvaise direction pour les prix », prévient IpekOzkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Un accord pourrait en effet « ouvrir la voie à une augmentation de la production quotidienne des membres de l’OPEP+ », complète Ricardo Evangelista, d’Activtrades.Les investisseurs regardent également de près le nombre de cas de Covid-19 dans le monde, en hausse depuis fin juin selon un comptage jeudi de l’AFP réalisé à partir de bilans officiels.

R.E.