Le FFS réagit à la dérive du Makhzen : «L’unité de l’Algérie est une ligne rouge»

La note distribuée par le représentant du Makhzen aux Nations unies au pays membres du Mouvement des Non-alignés, à propos d’un soutien à un prétendu « droit à l’autodétermination du peuple kabyle » continue de susciter les réactions de la classe politique qui dénonce une agression contre l’Algérie. Hier, ce fut le tour du parti du défunt Hocine Ait Ahmed, le FFS de condamner énergiquement une tentative « désespérée » de porter atteinte à l’unité nationale.

Dans un communiqué publié hier sur sa page Facebook officielle, le parti d’opposition a dénoncé « les vaines tentatives du (Makhzen) de porter atteinte l’unité de notre chère Algérie », affirmant que « l’indépendance et l’unité sacrées du pays, sont une ligne rouge que personne ne peut outrepasser quel qu’en soit le prétexte ».

Qualifiant de « provocatrice » la distribution d’un document par le représentant du Makhzen aux Nations Unis, lors de la réunion des pays Non alignés, concernant la prétendue « droit à l’autodétermination du peuple kabyle », le FFS, estime « qu’une telle manœuvre désespérée visant à atteindre l’unité de notre chère patrie et semer la zizanie au sein peuple uni, n’est que calomie ».

« Ce comportement vilne reflète en rien la fraternité qui lie les deux peuple, algérien et marocain », est-il indiqué, considérant les propos tenus par le représentant du Makhzen comme « une grave dérive et un comportement vil, éloigné des bases de la diplomatie instaurées entre les deux pays voisins ».Il interpelle ainsi ceux qui ont la mémoire courte et leur rappelle « que la région de Kabylie est une partie indivisible du reste du territoire national et qu’elle était le berceau de la révolution et des révolutionnaires et qu’elle ne peut s’exprimer en dehors du cadre national ».

S’adressant « aux  propagandistes de la division », le FFS rappelle que « leur comportement et leur position contre l’Algérie,  ne feront que consolider l’attachement des Algériens à travers les quatre coins du pays, aux constantes de la Nation et de son unité ainsi que de l’homogénéité de son peuple ».

Le communiqué rappelle le contexte de la première réunion des pays Non-alignés à Bandung, en 1955  au cours de laquelle la délégation ralgérienne présidée par le défunt Hocine Ait Ahmed et d’estimer « qu’il est aujourd’hui  indécent de présenter un document visant à déstabiliser notre unité et notre cohésion sociale à travers la même tribune de cette organisation qui demeure opposée à tous ceux qui s’attaquent aux fondements de l’Etat Nation ».

Dans ce communiqué le FFS estime également « que de tels comportements n’arrangent en rien les intérêts de notre région du Maghreb encore moins ceux de ses peuples, ils visent bien au contraire à servir les intérêts des forces néocoloniales  et celles néolibérales avec tous leurs  prolongements qui servent d’appuis à la mise en pratique de leurs agendas visant à soumettre nos Etats Nations ».

Jil Jadid : L’aveu du Makhzen

Pour sa part, Jil Jadid, a lui aussi condamné avec force la manœuvre du Makhzen. « Aujourd’hui, l’attaque de l’ambassadeur onusien du Maroc contre le peuple algérien, dans son unité et sa cohésion nationale, prend l’allure d’un aveu officiel sur les manœuvres sournoises que mène ce pays contre l’Algérie », a affirmé le parti dans un communiqué.

Pour la formation de Soufiane Djilali, « le plus inquiétant dans cette affaire est que le Maroc semble être définitivement entré dans une phase irréversible dans son animosité et sera probablement porté à aggraver la situation », relevant que les relations entre l’Algérie et le Maroc « viennent de prendre une forme dangereuse après l’agression caractérisée de la diplomatie marocaine contre notre pays ».Il a jugé, à ce titre, que « la dérive marocaine dans le traitement des conséquences de son aventure au Sahara Occidental, outrepasse largement les limites acceptables pour un voisinage pacifique entre deux pays dont les peuples auraient dû être pourtant très proches ».Selon Jil Jadid, « le +deal+ passé avec l’ancien président des États-Unis consistant en la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental en contrepartie de l’établissement des relations diplomatiques avec Israël montre à quel point le Makhzen est prêt à assumer des politiques extrêmes, qui menacent la paix dans la région, pour atteindre son objectif ».Il a estimé, dans ce contexte, que « le pays doit se préparer à affronter des menaces, désormais évidentes pour tous quant à sa sécurité, son unité et sa cohésion interne », soulignant que « c’est maintenant aux autorités nationales de prendre les mesures politiques idoines et de communiquer clairement pour rassurer le peuple algérien sur son avenir ».

Boubekeur Amrani

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