Pénurie d’oxygène à l’EPH de Collo : Des parlementaires sur les lieux

Le manque de l’oxygène à l’EPH de Collo suscite l’inquiétude des députés de la région. À l’issu du transfère de huit patients contaminés par le coronavirus  de l’hôpital de Collo vers celui d’El Harrouche en raison de la pénurie d’oxygène, une commission parlementaire s’est déplacée en fin de semaine écoulée et a effectué une visite sur le terrain, pour s’enquérir des raisons de la pénurie, apprend-on de source relevant de la Direction de la santé publique (DSP) de la wilaya de Skikda. Selon les informations qui nous ont été fournies, la commission se compose de députés représentants les partis respectifs du front El Moustakbal  et MSP. Les membres de la commission se sont réunis avec les responsables de l’infrastructure hospitalière et ont pris connaissance des problèmes vécus par l’hôpital de Collo, a précisé la même source. Rappelons que les huit patients atteint du covid-19 ont été transférés à l’hôpital d’El Harrouche en raison de la pénurie d’oxygène, sachant qu’une demande de ravitaillement avait été formulée par l’administration à l’autorité concernée, a expliqué notre source. Celle-ci nous a fait part des lacunes relevées   dans l’infrastructure, par les membres de la commission, comme la disponibilité d’une seule ambulance envoyée en mission au CHU d’Annaba. Les membres de la commission ont également enregistré des fuites dans les réservoirs d’eau, ajoute-on. Selon la même source, l’hôpital de Collo reçoit des citoyens issus de trois daïras à savoir Ouled  Attia, Zitouna et Collo  et huit municipalités (Collo, Beni Zid, Cheraia, Zitouna, Ouled Attia, Kenoua et Khenak Mayoune). Notre source a souligné que la visite des deux parlementaires est survenue 34 heures après le réapprovisionnement de l’hôpital de Collo en oxygène. Ce dernier,   selon les précisions de notre source, reste vital pour les malades du coronavirus. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), une personne sur cinq souffrant de la Covid-19, a besoin d’oxygène. En cas de pic des contaminations, la consommation de ce gaz se multiplie par 5 voire même par 7 dans certains hôpitaux. C’est pour quoi, il est indispensable, voire nécessaire, d’assurer l’offre en oxygène par les unités de production.

Sofia Chahine

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