Est du pays : Le figuier de barbarie, plante aux multiples bienfaits

Originaire du Mexique, le figuier de barbarie,  appelé communément « El Handi » s’est bien adapté au climat des pays de la Méditerranée, dont l’Algérie.

C’est une plante de haies qui résiste à la sécheresse et qui constitue un moyen efficace de lutte contre l’érosion des sols. Les scientifiques comparent la valeur nutritive de ce fruit à celle des fruits juteux, poire, abricot et l’orange entre autres. Tout est exploitable dans la figue de barbarie. Ses raquettes débarrassées de leurs épines et mélangées à d’autres aliments, dont le son, l’orge, la paille et d’autres fourrages, constituent un complément alimentaire pour les cheptels, notamment en période de disette. Au-delà, la figue de barbarie, dont la fleur constitue une source de nourriture pour les abeilles, est également un fruit très prisé par les Algériens. Ces bienfaits et bien d’autres sont fournis par ce fruit qui mérite plus d’attention. Avec chaque saison estivale, les vendeurs de figues barbarie font leur apparition. Certes, c’est un petit commerce mais il est très rentable. Dans chaque ville et village de l’Algérie, les vendeurs de figues de barbaries sont sollicités par les amateurs de ce fruit aux milles vertus. La majorité des vendeurs sont des adolescents. Âgés entre 10 et 17 ans, ces jeunes  profitent des vacances scolaires pour vendre ce fruit exotique, afin d’aider leurs parents et préparer surtout leur rentrée scolaire. Si la plupart des enfants vendeurs de figue de barbarie, sont issus de familles aux conditions sociales précaires, il ya une autre gente de vendeurs qui s’est spécialisée dans la figue de barbarie des années durant. Ce fruit d’origine Mexicaine autrefois cédé entre 3 et 5 DA  la pièce, aujourd’hui, étant qualifié de roi des fruits, il est vendu entre 10 et 20 DA l’unité. Par endroit l’on paye 50 DA « El Kourd », surtout si celui-ci provient des hauteurs de la station balnéaire de Séraidi dans la wilaya d’Annaba ou d’Ain Mlila où, tout une artère dans le centre-ville lui est réservée. Si la figue de barbarie à la couleur mauve de Séraidi est connue pour son goût mielleux, celui d’Ain Mlila est  réputé pour sa texture veloutée. Qu’il s’agisse de la figue de barbarie de l’Est, du centre ou de l’ouest  »El Handi, ce fruit exotique nécessite une revalorisation au sein du secteur de l’agriculture, en raison de sa rentabilité  à tous les niveaux. Car, faisant de la figue de barbarie une agriculture régulière, c’est garantir des revenus financiers non négligeables. Rien que la transformation de ce fruit, dont l’huile dess pépins est très demandée sur le marché international du cosmétique, peut générer une ressource financière, pouvant rivaliser avec l’huile de Colza entre autres. Il faut souligner que la transformation des pépins de figues barbarie, s’opère d’une façon artisanale et surtout timide, par des transformateurs artisansqui ont du mal à commercialiser leur produit. La promotion de la culture ce fruit est susceptible outre, la création de centaines de postes d’emploi, de par l’ouverture d’unités de transformation, permettrait de convoiter le marché international, à travers  l’exportation de ce fruit ou de ses dérivées.

Sofia Chahine

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