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El Othmani prétend que la provocation d’El Hilal n’est pas «une position politique» du Royaume : La dernière manœuvre du Makhzen

Le Makhzen persiste dans sa fuite en avant et multiplie les manœuvres afin de détourner les regards de son attitude belliqueuse et hostile à l’égard de l’Algérie. Trois jours après l’annonce officielle de la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, le Makhzen a envoyé l’un de ses sous-fifres feindre un recul dans les positions du Makhzen.

Hier, dans un entretien avec le site Hesspress, le chef du gouvernement marocain, Saâd Eddine El Othmani, a indiqué que l’acte de l’Ambassadeur représentant du Makhzen aux Nations Unies, Omar Hilal, qui distribuait une note officielle soutenant un prétendu « droit à l’autodétermination de la Kabylie », « n’est pas une position politique de l’État marocain ». Un propos qui, à première vue, peut être perçu comme un recul dans les positions du régime marocain, sonné par l’annonce de la rupture des relations diplomatiques et qui intervient au pire moment pour le royaume.

Pourtant, la déclaration du chef du gouvernement marocain n’est qu’une manœuvre de plus du Makhzen qui tente d’asseoir son discours de victimisation dans le seul objectif de détourner les regards de son attitude belliqueuse. D’ailleurs, au cours du même entretien, El Othmani a tout fait pour prétendre que le Maroc s’inscrirait prétendument dans une démarche de coopération et de réconciliation.

Le fait aussi est que cette déclaration a pour seul objectif d’essayer de démonter les arguments de l’Algérie. D’autant qu’elle provient d’un responsable politique en fin de mandat et qui est sur la sellette, vu qu’il risque de perdre la primature après les élections générales marocaines prévues le 8 septembre prochain. Elle ne peut en aucun cas refléter la position officielle du Makhzen.

Il est utile de rappeler dans ce sens qu’au cours de la conférence de presse qu’il a animée mardi, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, RamtaneLamamra, avait expliqué que la décision de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc après que l’Algérie ait fait preuve de beaucoup de retenue et de patience après les multiples attaques du Makhzen. Il a ainsi rappelé l’attitude du représentant du régime marocain à l’ONU, en précisant que l’Algérie a publiquement et officiellement demandé des explications et des clarifications de la part du Maroc. Or, aucune réponse officielle n’a été donnée à ce propos, ni par le chef de la diplomatie marocaine, NacerBourita, ni de la part du roi du Maroc à qui il revient de clarifier les choses.

Il faut noter aussi que cette question n’est que l’un des griefs que l’Algérie a adressé au Makhzen. RamtaneLamamra a ainsi rappelé les implications du royaume dans l’affaire Pegasus et l’espionnage de citoyens et responsables algériens par les services de renseignements du Makhzen, le soutien actif du régime marocain aux groupes terroristes MAK et Rachad, et plus encore le rôle actif du Makhzen dans l’attribution du statut d’observateur au sein de l’UA à l’entité sioniste, sans oublier les manœuvres du Makhzen afin d’entrainer son allié sioniste dans une confrontation avec l’Algérie.Lesquelles manœuvres se sont, entre autres, illustrées par les propos tenus par le ministre des Affaires étrangères de l’entité sioniste à l’encontre de l’Algérie à partir de Rabat et ce, en présence de son homologue marocain, NacerBourita qui semble approuver.

ChokriHafed

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