Elle devient la tribune de l’organisation terroriste MAK : L’AFP au service de la désinformation

Les médias mainstream français se déchainent contre l’Algérie. Non contents de présenter une image déformée de l’Algérie et de ses institutions, ils se plaisent aujourd’hui à jouer le rôle de porte-voix officiels d’organisations terroristes. Le dernier dérapage en date émane de l’Agence France presse.

L’Agence de presse publique, assimilée en tant que l’un des canaux officiels du Quai d’Orsay, l’AFP, a publié jeudi une dépêche dans laquelle elle a ouvert la voie à la désinformation du MAK. Une dépêche d’ailleurs largement répercutée par les médias affidés au Makhzen, et dans laquelle l’Agence France presse se débrouille pour relayer les propos d’un certain Aksel Meziane, membre du mouvement terroriste que dirige Ferhat M’henni, dans le seul objectif de « démentir » le dernier communiqué émanant de la Direction générale de la Sûreté nationale qui a récemment déjoué un projet d’attentat impliquant le MAK, le Makhzen et l’entité sioniste. Reprenant à son propre compte les éléments de langage présentés par le MAK dans le seul but de dédouaner cette organisation terroriste des attaques et projets d’attaques visant l’Algérie, la dépêche poursuit un objectif insidieux de déstabilisation en semant le doute quant au bien-fondé des opérations menées par les services de sécurité algériens afin de débusquer les réseaux qui ciblent l’Algérie, ainsi que leurs relais à l’étranger. Pour preuve, ce dérapage qui n’est d’ailleurs pas le premier du genre,  intervient après une opération sécuritaire d’envergure  ayant permis à la DGSN l’interception d’une tentative terroriste dans certaines régions du pays par des individus appartenant au mouvement terroriste MAK, en s’appuyant sur  des preuves matérielles, notamment les échanges et les messages échangés via des plateformes de télécommunications et les réseaux sociaux. Une opération qui s’était soldée par l’arrestation de 17 éléments de ce mouvement séparatiste ainsi que la découverte des tenants et aboutissants de ce complot mené en collaboration avec l’entité sioniste et un Etat d’Afrique du nord, comme l’avait indiqué mercredi passé le communiqué de la DGSN. Certaines des personnes interpellées ont d’ailleurs avoué leur implication avec le MAK. Des aveux qui ont été diffusés par  la Télévision nationale mercredi soir. Des faits qui laissent pantois quant aux objectifs de l’AFP qui oppose des éléments de preuve  de simples propos émanant de personnes qui ne représentent en fait que leur organisation terroriste.  Un dérapage qui n’est pas sans rappeler l’attitude des médias français envers l’Algérie durant la décennie noire, lorsqu’ils ont tenté de mettre la lutte du peuple algérien contre le terrorisme sanguinaire en usant et abusant d’éléments de langage du genre « guerre civile algérienne », « opposition islamiste » pour qualifier le terrorisme et tenter de le dédouaner en semant le doute par le fameux « qui tue qui ».

Le timing choisi et les éléments de langage utilisés sont loin de refléter un souci de professionnalisme ou de vérification des faits comme on veut le faire croire, d’autant que ces médias sont passés maîtres dans l’art de la manipulation des faits via le discours diffusé.  L’attitude de l’AFP confirme l’implication de certains lobbies, notamment pro-marocains et sionistes dans la manipulation de l’information dans un objectif de déstabilisation de certains pays, en particulier l’Algérie, visée par des conspirateurs contre un pays tenace et inébranlables dans ses positions historiques. Elle illustre d’ailleurs un état d’esprit ancré en France. L’AFP est une agence de presse publique. Bien que l’on cherche à le nier, elle reflète les positions françaises sur beaucoup de questions, notamment lorsqu’il s’agit des affaires internationales. Elle intervient également quelques jours après les déclarations « dénuées de vérités », faites par le chef de l’Etat Français, Emmanuel Macron, lesquelles ont directement visé la Nation algérienne dont les racines sont profondément ancrées dans une histoire riche de résistance, d’héroïsme et de gloire. Ce qui suscite des interrogations quant aux intentions réelles de la France officielle envers l’Algérie, laquelle refuse d’extrader les agitateurs qui ciblent notre pays et qui continuent à profiter d’un exil doré en France.

Un paradoxe d’ailleurs soulevée dimanche dernier par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui avait dénoncé, dimanche lors d’une rencontre avec la presse nationale, un deux poids deux mesures de la France officielle qui cherche à imposer l’expulsion en Algérie d’islamistes radicaux instrumentalisés en Syrie et en Libye, au moment où elle refuse d’extrader en Algérie des éléments appartenant à des organisations terroristes, comme le MAK et Rachad réclamés par la Justice algérienne sur la base de preuves parfaitement établies et irréfutables.

Une rencontre au cours de laquelle il avait clairement souligné que les rapports entre la France et l’Algérie ne peuvent s’établir que sur la base du respect de la dignité des Algériens.

Chokri Hafed et Idir Yaghmourassen

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